Pénalisation de l’appel au boycott : une dangereuse exception française – AURDIP

Pénalisation de l’appel au boycott : une dangereuse exception française 26 mars

|Ghislain Poissonnier

|Tribunes

L’Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP), avec bien d’autres associations, a pris position contre la pénalisation de l’appel au boycott des produits israéliens, initiée par les circulaires Alliot-Marie et Mercier et « validée » par la chambre criminelle de la Cour de cassation dans ses deux arrêts du 20 octobre 2015.

Cette pénalisation signifie concrètement que toute personne qui appelle publiquement à ne pas acheter de produits israéliens en guise de protestation contre la politique de l’État d’Israël commet une infraction et encourt une sanction pénale – prison et / ou amende.

Celui qui appelle ses concitoyens à mettre leurs choix de consommation en accord avec des convictions éthiques n’est plus un militant engagé. Il devient un délinquant, avec tout le poids de l’infamie attachée à une condamnation pénale.

L’enjeu dépasse largement le conflit israélo-palestinien et le mouvement Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS). Il en va de la qualité de notre vie démocratique. Cette pénalisation, demandée par certaines associations pro-israéliennes et soutenue par le gouvernement, marque une rupture profonde avec une ancienne tradition militante d’action pacifique (I) qui ouvre la voie à une remise en cause de plusieurs libertés fondamentales (II). Rupture profonde avec une ancienne tradition d’action militante pacifique tout d’abord.

Source et suite  : Pénalisation de l’appel au boycott : une dangereuse exception française – AURDIP

%d blogueurs aiment cette page :