Archive for juillet, 2015

23 juillet 2015

Sommes-nous complices ? Les limites de l’aide humanitaire dans les Territoires palestiniens occupés – Publications | Médecins Sans Frontières

Sommes-nous complices ? Les limites de l’aide humanitaire dans les Territoires palestiniens occupés

Auteur : Jason Cone directeur général de MSF USA

Type : Articles / Tribunes

Publication : 8 Juillet 2015

Themes : bande de Gaza

Texte de Jason Cone, directeur général de MSF USA, rédigé lors d’une visite réalisée pour MSF au mois d’avril dernier dans les Territoires occupés palestiniens et publié sur Mediapart.

La puanteur de l’urine, des déjections et des pneus brûlés remplit l’air tandis que j’ouvre la portière de ma voiture à Kafr Qaddum, au nord de la Cisjordanie. Comme un relent de l’affrontement quasi permanent entre colons et soldats israéliens d’un côté, Palestiniens de l’autre.

Prise au piège, la famille Abu Ehabhabite une maison sur une pente menant directement à une route contestée de Kafr Qaddum. La famille élève des poules à l’étage et vit au rez-de-chaussée, protégé tant bien que mal des gaz lacrymogènes, des pneus en flammes et des jets de pierre.

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23 juillet 2015

#SummerInGaza : un an après l’offensive – Dossiers | Médecins Sans Frontières

Dossier » #SummerInGaza : un an après l’offensive » 10 Juillet 2015

Bande de Gaza, septembre 2014, après l’offensive militaire israélienne de l’été. © Yann Libessart/MSF

Ce dossier spécial rassemble des informations sur nos activités menées pendant l’offensive de 2014, ainsi que des témoignages de terrain de l’époque, mais il fait aussi le point sur la situation dans la bande de Gaza en 2015, un an après la dernière opération israélienne.

Tout au long de cet été, retrouvez nos prises de parole de l’année dernière grâce au hashtag

#SummerInGaza

sur Facebook et Twitter

Lors de l’opération militaire israélienne « Bordure protectrice » durant l’été 2014, MSF était présente en continue depuis plus de 14 ans dans la bande de Gaza, dans les Territoires palestiniens, comme elle l’avait été pendant les opérations « Plomb durci » en 2008-2009 et « Pilier de défense » en 2012. MSF a ainsi pu soutenir les personnels de santé et la population gazaouie dès les premières heures de l’offensive, la plus meurtrière et la plus destructrice des trois offensives menées par Israël sur Gaza depuis 2008. À ce jour, Gaza est presque complètement isolée par un blocus imposé par Israël, qui a été renforcé par la fermeture quasi-totale du passage de Rafah vers l’Egypte depuis octobre 2014.

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21 juillet 2015

OPINIONS :: CHRONIQUES :: BDS est bon pour les Israéliens

BDS est bon pour les Israéliens

Michel Warschawski

AU PIED DU MUR

Uri Avneri est incontestablement aujourd’hui le doyen du mouvement israélien contre l’occupation et la politique de guerre des gouvernements israéliens. Combattant infatigable, et alors qu’il a fêté il y a bientôt deux ans ses 90 ans, on peut le rencontrer dans les rassemblements militants dont la majorité des participants pourraient être ses arrière-petits-enfants. Uri m’honore aussi de son amitié, et j’en tire une certaine fierté. Nous n’avons pas toujours partagé les mêmes analyses et positions, en particulier sur la guerre de 1948, où il a combattu dans l’unité d’élite des Renards de Samson. Si Uri Avneri continue à considérer cet événement comme une guerre de libération nationale, je suis quant à moi d’avis qu’il s’agissait d’une guerre coloniale d’épuration ethnique de la Palestine. De même a-t-il appelé en 1967 à la conquête de Damas et, quelques mois plus tard, votait l’annexion de Jérusalem-Est.

Depuis une vingtaine d’années, nos points de vue se sont beaucoup rapprochés, et rares sont les sujets sur lesquels nos opinions divergent. Le positionnement sur la campagne BDS – Boycott, désinvestissement, sanctions – est l’un de ces sujets.

Dans une interview sur Arte, Uri explique qu’il est opposé à BDS, campagne qui pousserait les Israéliens modérés dans les bras de la droite. Il y aurait, selon lui, un réflexe d’autodéfense face à des pressions internationales, réflexe qui affaiblirait le mouvement contre l’occupation. Un argument similaire avait été employé par certains libéraux blancs en Afrique du Sud, contrecarré par les militants blancs de l’ANC qui ne cessaient de répéter «boycottez-nous!»

Nous, militants du «Boycott de l’intérieur», le clamons également, sans aucune hésitation. Contrairement à ce qu’affirme mon ami Uri Avneri dans le reportage d’Arte, nous pensons que des pressions – politiques, diplomatiques, économiques, sportives et culturelles – ne sont pas seulement un acte moralement juste, mais un moyen pour nous, Israéliens, de gagner l’opinion publique israélienne. La campagne BDS nous permet de montrer que les opinions publiques, voire certains Etats ou entreprises internationales, s’éloignent d’Israël, car celui-ci est devenu un Etat voyou qui ne respecte aucune règle du droit international. BDS nous permet de dire que pour regagner la sympathie du monde, il faut mettre fin à l’occupation coloniale et appliquer l’ensemble des résolutions des Nations Unies sur le conflit en Palestine.

KLP, la plus grande compagnie d’assurances norvégienne, vient d’annoncer qu’elle retirait ses investissements d’entreprises norvégiennes (HeidelbergCement et Cemex) qui participent à la mainmise israélienne sur des carrières palestiniennes, violant ainsi la Quatrième Convention de Genève et la Convention de La Haye. Pour Uri Avneri, cette décision est une erreur. Il se trompe: c’est une des meilleures choses qui nous arrivent, à nous Israéliens, pour nous aider à sortir du sentiment d’impunité qui nous pousse inéluctablement vers le mur où nous nous massacrerons nous-mêmes. Il suffit d’ailleurs, pour s’en convaincre, d’écouter les réactions hystériques de Benjamin Netanyahou et de certains de ses ministres.

* Militant anticolonialiste israélien, fondateur du Centre d’information alternative (Jérusalem/Bethléem).

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19 juillet 2015

Les cultivateurs de Gaza peuvent enfin exploiter leurs terres | Comité international de la Croix-Rouge

Les cultivateurs de Gaza peuvent enfin exploiter leurs terres

Article10 JUILLET 2015

Soigner la terre, cultiver l’espoir

Des centaines d’hectares de terres agricoles le long de la frontière de Gaza avec Israël ont été détruits lors du conflit en 2014. Des maisons et des systèmes d’irrigation ont également été détruits ou gravement endommagés. L’impact sur l’économie locale a été immense, laissant de nombreux cultivateurs sans aucune source de revenu pour subvenir aux besoins de leurs familles.

 

CC BY-NC-ND/ICRC/N. Alwaheidi

Pour aider les cultivateurs locaux à reprendre pied, le CICR a contribué à enlever les restes explosifs de guerre dans leurs champs, et travaillé sans relâche pour remettre à niveau les terres agricoles dévastées, afin de les rendre à nouveau arables.

 

 

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18 juillet 2015

Broderies de gaza… un petit moyen de soutien pour briser le blocus de gaza

Broderies de gaza…Elles  brisent  le blocus…et donnent du travail à des femmes palestiniennes. .
En acheter est un geste de soutien utile. .
Nous ne faisons pas de vente en ligne
Sur Orléans ..on sait comment nous contacter
Petit geste de colibri …

Gaza on oublie pas…..

broderies

15 juillet 2015

La Campagne BDS France répond à Roger Cukierman du CRIF

La Campagne BDS France répond à Roger Cukierman du CRIF

15 JUILLET 2015 |  PAR AGENCE MÉDIA PALESTINE

Par Michèle Sibony, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Verveine Angeli, Union Syndicales Solidaires, Ramzi Kébaili, Parti de Gauche (PG), Gisèle Felhendler, Sortir du Colonialisme, Alain Pojolat, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Gustave Massiah, Initiatives Pour Un Autre Monde (IPAM)

 

Le CRIF se pose en donneur de leçon en évoquant un camp de la paix qu’il n’a jamais cessé d’attaquer. Instigateur de manifestations de soutien aux opérations meurtrières de répression contre Gaza, le CRIF a pour seul combat la défense forcenée du régime israélien. Ce qui est devenu une officine pro-israélienne en France est donc fort mal placé pour prétendre éduquer à la solidarité internationale et à la paix. Il  veut oublier  l’engagement de dizaines d’ organisations  membres de BDS France,  dans toutes les luttes  contre le racisme le fascisme et le colonialisme   hier et aujourd’hui   dans le monde, et ici leur soutien aux sans papiers, aux migrants, aux Rroms.

viaLa Campagne BDS France répond à Roger Cukierman du CRIF.

15 juillet 2015

Palestine occupée : Rejoignez la Résistance ! Rejoignez le Mouvement de Solidarité Internationale en Palestine – ISM

Palestine occupée – 7 mai 2015

Rejoignez la Résistance !

Rejoignez le Mouvement de Solidarité Internationale en Palestine

Par ISM

Ces derniers mois, les militants présents sur le terrain ont constaté une escalade de la violence contre les Palestiniens. Il est urgent que des bénévoles internationaux soutiennent la résistance non violente de la base populaire palestinienne contre l’occupation israélienne.

viaPalestine occupée : Rejoignez la Résistance ! Rejoignez le Mouvement de Solidarité Internationale en Palestine – ISM.

Le Mouvement de Solidarité Internationale (International Solidarity Movement – ISM) est un mouvement sous direction palestinienne engagé dans la résistance à l’oppression enracinée et systématique et à la dépossession de la population palestinienne en se servant de principes et de méthodes d’actions directes non violentes. ISM travaille là où les internationaux peuvent être les plus efficaces : nous marchons en solidarité avec les Palestiniens dans les manifestations, nous répondons à la violence, aux menaces, aux démolitions de maison et à la confiscation des terres par l’armée et les colons israéliens.

La menace des ordres de démolition signifie que nous sommes présents dans des lieux comme Jérusalem, Hébron et la Vallée du Jourdain. Nous répondons aux violations des droits de l’homme en soutenant les prisonniers politiques palestiniens. Ceci inclut de témoigner devant les tribunaux militaires israéliens, de faire campagne et de soutenir les familles qui ont des proches emprisonnés. A Hébron, nous accompagnons les enfants qui rencontrent la violence et l’intimidation sur le chemin de l’école. Dans les collines du Sud d’Hébron, nous aidons les fermiers et les bergers qui sont harcelés par les colons et les forces d’occupation lorsqu’ils essaient de travailler sur leurs propres terres. Dans la Vallée du Jourdain, nous travaillons avec les habitants pour reconstruire ce que l’armée israélienne détruit, pour soutenir les communautés qui résistent pour rester sur place. A Gaza, nous accompagnons les fermiers et les pêcheurs dans les zones où ils sont exposés à la violence massive de l’armée israélienne. ISM documente et rapporte constamment les violations quotidiennes des droits de l’homme commises par l’Etat d’Israël. ISM travaille pour que cesse le silence sur les crimes d’Israël.

Vous pouvez faire partie de cette résistance. ISM fonctionne sous direction palestinienne mais n’a pas de leader, et nous soutenons les Palestiniens dans leur lutte contre l’occupation depuis 2001. Pour nous, la solidarité veut dire que nous sommes un outil que les Palestiniens utilisent dans leur résistance populaire. Nous sommes conscients qu’en tant qu’internationaux travaillant sous l’apartheid israélien, notre position est privilégiée. Nous avons des droits qui sont niés aux Palestiniens. Lorsque nous sommes arrêtés, nous sommes emmenés à un poste de police et nous avons le droit d’avoir un avocat. Quand les Palestiniens sont arrêtés, ils sont emmenés à des bases militaires où ils subissent une détention indéfinie sans avocat ni procès équitable. ISM utilise les privilèges des internationaux pour soutenir la résistance populaire palestinienne. Nous pensons que notre présence en tant qu’internationaux soutenant des actions menées par les Palestiniens peut un peu les protéger des pires excès de la violence d’Israël.

Pour plus d’informations sur notre travail et sur la situation en Palestineoccupée, visitez notre site (en anglais) : palsolidarity.org.

Si vous envisagez de rejoindre ISM-Palestine, contactez-nous à : palreports@gmail.com

De nombreuses informations pratiques sur la réalisation de votre séjour avec ISM en Palestine occupée (en anglais) sur notre page Join us in Palestine.

Pour les militants francophones :
– Site web : ISM-France
– Contact : contact@ism-france.org

En Solidarité,
International Solidarity Movement, Palestine

 

12 juillet 2015

Communiqué du comité BDS-France 34 : Plainte LDH, désinformation et leurres

Communiqué du comité BDS-France 34 : Plainte LDH, désinformation et leurres

 

1ère partie

Publié le 10 juillet 2015 sur https://bdsf34.wordpress.com/2015/07/10/plainte-ldh-desinformation-et-leurres-1/

Sur suggestion de la présidente de la CIMADE, après avoir accepté le principe d’une rencontre dès avril 2015 avec le comité BDS France 34, la LDH n’a eu de cesse de la retarder, allant jusqu’à proposer le 29 juin (!) BDSF34 a réussi à obtenir le 9 juin. Date qui convenait à la LDH puisque c’était après le Congrès de la LDH et celui de l’AFPS très impliquée localement dans cette affaire aux côtés de la LDH34. BDSF34 avait bien compris que c’était une façon de neutraliser toute offensive explicative de la part du comité, mais celui-ci a accepté de jouer le jeu.

viaCommuniqué du comité BDS-France 34 : Plainte LDH, désinformation et leurres.

2 ieme partie

https://bdsf34.wordpress.com/2015/07/10/ldh-desinformation-et-leurres-2/

 

Un des arguments majeur utilisé par la LDH34, puis par la direction de la LDH pour justifier le maintien de la plainte est que Saadia et Husein, tout comme le comité BDSF34, ont refusé dès le début, tout dialogue, toute explication. « Ils (BDSF34) ont refusé toute rencontre, toute réunion, n’ont pas répondu aux mails de LDH34, ni à sa proposition de réunion avec les partenaires etc. » Ce refrain nous est servi encore aujourd’hui avec cet autre couplet sur les autres refus. Refus de s’excuser publiquement, refus d’enlever les posts rapidement, refus de condamner publiquement le texte, refus de publier un texte distinguant antisionisme et antisémitisme, refus de reconnaître publiquement la faute politique…

Nous pensons en effet, que s’il y avait eu rencontre, dialogue, discussion, explication, avec les deux intéressés, les membres du comité BDSF34 et la présidente de la LDH34 qui est à l’initiative de la plainte, nous aurions trouvé un terrain d’entente qui aurait évité cette plainte injustifiée, irresponsable et préjudiciable pour l’ensemble du mouvement de solidarité à la Palestine. Ceux qui ont refusé cette rencontre portent une lourde responsabilité dans cette affaire.

La LDH34 a répandu partout en interne comme en public que le comité BDSF34 a refusé le dialogue. C’est exactement l’inverse qui s’est produit ! Jugez-en vous-même :

Le 6 août, en début d’après-midi, constat d’huissier en poche, la présidente de LDH34 a contacté Jean-Paul Nunez, pasteur, (ancien délégué Régional de la CIMADE) pour l’informer des posts de Saadia et Husein sur FB et lui annoncer que la LDH portait plainte. Contactés dans l’après-midi par Jean-Paul Nunez, Saadia et Husein ont découvert le texte ignoble attaché à la photo et ont immédiatement effacé les posts de leur mur.

Nous sommes le lendemain matin, 7 août vers 9h, ( voici à quelques mots près une partie de ce qu’a été la conversation entre José Luis Moraguès et la présidente de LDH34.)

SOPHIE MAZAS (embarrasée) : « heu…J’ai saisi mon national en fait, je suis un
peu emmerdée, parce que je voulais qu’on
fasse une réunion avec toi, avec Christophe, avec les orgas
en fait, qui sont dans BDS, heu pour parler
un petit peu de comment ça
se passe heu… et en fait j’ai saisi mon national parce
qu’il y a des propos sur une page FaceBook
de Saadia et de Husein que j’ai trouvé assez hallucinants… le truc
c’est que mon national s’est saisi de la
question et que je n’ai plus trop
la main dessus »(…)

Comme son interlocuteur proteste et lui fait remarquer qu’elle aurait dû en parler aux intéressés, en parler localement qu’on lui explique la maladresse, qu’il fallait qu’ils s’expliquent avec « son national » avant d’en arriver à une plainte qui n’avait pas lieu d’être etc. elle poursuit :

« (…) mais je n’y peut rien,
c’est mon national qui est saisi ,
je ne peux rien faire, Ce n’est pas moi qui décide
J’ai juste demandé moi , à mon national
qu’est-ce que c’était pour eux,
je ne leur ai pas demandé de porter plainte,
je ne les ai pas saisi de ça, je ne l’ai pas fait, c’est eux qui ont décidé,
tout seuls… euh j’y peux rien quoi,
je sais pas comment te dire…J’en suis désolée parce que moi ce que
je leur ai dit, je leur ai dit que moi je voulais
qu’on discute localement (…) »

La présidente de la LDH34 dit explicitement qu’il n’est pas possible de se rencontrer pour s’expliquer car « son national », la LDH, a décidé de porter plainte. Ce qui ne l’empêchera pas de répandre l’information selon laquelle c’est le Comité BDSF34 et Saadia et husein qui ont refuser de dialoguer!!

Pourtant les faits sont là et incontestables. La LDH34 et la direction de la LDH ont refusé d’emblée toute discussion en vue d’un éclaircissement et d’une solution correcte du problème. Ils ont refusé d’entendre les arguments de Saadia et Husein, ils avaient leur constat d’huissier, la « faute » était consignée ils « tenaient leurs coupables » ! C’est un refus de s’expliquer avec les intéressés. Le procès était jugé avant même toute instruction ! Mais par contre : exigence répétées de reconnaissance de la « faute », de demande d’excuses, de démentis, de condamnations, de déclarations contre l’antisémitisme etc. Bien évidemment toutes ces initiatives devaient être publiques, puisque le but de l’opération était de laisser entendre (puisqu’ils s’excusaient et reconnaissaient de leur « faute ») qu’ils avaient été mélés à un problème d’antisémitisme. La LDH pouvait ainsi salir publiquement ces deux camarades et à travers eux le Comité BDS France 34 qui menait la mobilisation de solidarité contre Israël en solidarité avec Gaza.

C’est seulement le 11 août que la présidente de la LDH a envoyé un mail sur la liste BDS et partenaires pour proposer une réunion début septembre (!!). une réunion non pas pour s’expliquer et trouver une issue au problème, non, une réunion : » afin de prendre une décision sur la situation de deux de ses membres et animateurs, Saadia et Hussein Abuzaid qui ont produit sur leurs pages facebook, début août, des propos que la LDH juge diffamatoires, antisémites et incitatifs à la haine raciale. » Ici encore le procès est jugé !! En sachant qu’elle avait demandé que BDSF34 prononce une exclusion publique de ces deux porte paroles.

En conclusion :

– Nous savons que Saadia et Husein ont immédiatement enlevés les posts le 6 août car jugés : »complotiste, antisémite, négationniste et totalement ahurissant. »

– Nous savons maintenant que c’est la LDH34 qui a refusé tout dialogue avec les intéressés, dialogue que le comité BDSF34 n’a cessé de réclamer lors de ces échanges téléphoniques.

– Nous savons que S. Mazas sait qu’ils ne sont pas antisémites et tous les témoignages dont ceux des militants juifs de l’UJFP l’attestent…

Et malgré tout ça ils sont poursuivis en correctionnelle par la LDH pour : « Contestation de crimes contre l’humanité, provocation publique à la commission de crimes ou délits, à la discrimination ou à la haine raciale – apologie du crime sur FaceBook ».

Ils sont l’objet d’une campagne de désinformation qui les fait passer pour des menteurs et des gens « politiquement douteux ». En plus ils risquent une condamnation injuste et infâmante.

Par ailleurs cette plainte a ouvert la porte aux associations sionistes, celles-là même qui attaquent régulièrement le mouvement de solidarité à la Palestine et même la LDH !! La LICRA, le BNVCA et Avocats sans frontières », se sont portés parties civiles aux côtés de la LDH contre Saadia et Husein et ensemble ils vont plaider contre deux porte-parole du BDSF34 !. A cause de cette plainte infondée, la liberté d’expression du Comité BDSF34 est aujourd’hui sérieusement menacée à Montpellier.

11 juillet 2015

NAQBA 1948 :Témoignage de Amnon Neumann, ancien soldat du Palmachen 1948, qui décrit l’occupation des villages du Néguev.

Une séance publique à Zochrot, un témoignage donné par Amnon Neumann, soldat de l’unité du Palmach en 1948, qui décrit l’occupation des villages du Néguev.

 

9 juillet 2015

Dominique GRANGE – Détruisons le mur !

Dominique GRANGE:

En 2010, je suis allée chanter à Ramallah, en Cisjordanie occupée. J’ai vu dans quelles conditions les Palestiniens vivent, confinés sur ce bout de terre…

J’ai vu l’armée d’occupation israélienne dans les rues de Jérusalem-Est et ailleurs. J’ai vu les colonies squattant avec arrogance le sommet de collines volées aux Palestiniens.

Et partout où je posais mon regard, j’ai vu le mur de l’apartheid, le mur de la honte…

J’ai promis aux gens que j’ai rencontrés là-bas de témoigner de ce que j’avais vu et ressenti, une fois de retour en France.

Et puis, quatre ans plus tard, en juillet 2014, il y a eu Gaza : une nouvelle fois, la barbarie contre toute une population, plus de 2.000 morts et des milliers de blessés, mutilés, amputés, 530 enfants dont la vie a volée en éclats dans le fracas des bombes.

Parmi eux, les quatre petits de la famille Bakr -10 ans, 10 ans, 9 ans et 6 ans-, volontairement ciblés sur la plage par un missile israélien. La destruction, les ruines, le désespoir, et pourtant, toujours, la dignité et la résistance d’une population sous blocus depuis neuf ans…

Cette chanson est mon témoignage et un hommage aux martyrs de Gaza.

Dominique GRANGE

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DETRUISONS LE MUR !
Dis-moi c’qu’il y a derrière le mur
Qui balafre notre horizon
Et qui défigure la nature
Avec ses plaques de béton ?

-Petit, il y a nos oliviers
Nos puits, nos sources, nos collines
Et nos villages abandonnés
Qui furent jadis la Palestine (bis)

Dis-moi où est passée la mer
Que l’on apercevait au loin
Avant qu’ils s’emparent de nos terres
Depuis Gaza jusqu’au Jourdain ?

-Petit, tu ne l’as jamais vue
Elle est derrière les barbelés
Elle est gardée par des blindés
La mer, on ne s’y baigne plus ! (bis)

Détruisons le mur de séparation !
Halte à l’apartheid, à l’occupation !
L’exil de nos frères bientôt finira
Palestine Vivra, Palestine Vaincra !

Dis-moi c‘qu’il y a derrière ce mur
Qui a coupé en deux nos vergers?
On entend même plus le murmure
Du vent dans les arbres fruitiers…

-Des milliers d’arbres déracinés
Tombés comme des héros sans gloire
Témoignent de ce qu’ils t’ont volé,
Petit, ton pays, ton Histoire ! (bis)

Pourquoi les enfants de Gaza
Assassinés par leurs missiles?
Où sont Ahed et Zakaria
Et Mohammad et Ismaïl ?

-Petit, l’occupant est sans cœur
Il prend nos terres, il prend nos vies
Il veut imposer la terreur
Mais nous n’avons pas peur de lui ! (bis)

Détruisons le mur de séparation !
Halte à l’apartheid, à l’occupation !
L’exil de nos frères bientôt finira
Palestine Vivra, Palestine Vaincra !

Dis-moi combien de temps encore
Pour que mon peuple se libère
Mon peuple exclu, saigné à mort
Dans sa prison à ciel ouvert ?

-Petit, résiste à l’oppresseur
Comme Barghouti et Georges Abdallah
Chasse les colonisateurs
Comme l’a fait Nelson Mandela ! (bis)

Détruisons le mur de séparation !
Halte à l’apartheid, à l’occupation !
Brisons le blocus, libérons Gaza !
Palestine Vivra, Palestine Vaincra ! (Bis)

© Paroles et musique de Dominique Grange (Editions AMOC)

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A la mémoire de tous les enfants palestiniens assassinés par l’armée d’occupation israélienne (Juillet 2014).