Archive for septembre, 2014

30 septembre 2014

Un franco-palestinien emprisonné en Israël ! Libérez Raed AbuBadawia, Franco-Palestinien, professeur de droit et conférencier à l’université Al-Najjah de Naplouse Pétition a signer !

Raed AbuBadawia, Franco-Palestinien, professeur de droit et conférencier à l’université Al-Najjah de Naplouse vient d’être enlevé à son domicile, en pleine nuit par l’armée sioniste, et se trouve détenu par l’occupant dans la prison israélienne de Pitah Tikva

 

C’est Nasrine, la mère de ses 3 enfants, qui vit en France, qui a lancé un appel à l’aide.

«  Raed a été arrêté à Naplouse dimanche dernier à 2 H du matin, chez lui. Les soldats ont pris son ordinateur et ses dossiers. Il est passé en jugement sommaire sans motif d’arrestation mardi, et seul son avocat est autorisé a le voir en prison. J’ai contacté le consulat général de France à Jérusalem, qui n’a pas eu d’autorisation de visite. il serait détenu pour “activités politiques”, selon leurs dires  » ; a-t-elle déclaré

A Tours, cette maman demande de trois petites filles, Maïssan 9 ans, Kaïna 6 ans et Naïa 5 ans, veut savoir comment agir.
’I l est urgent de contacter Laurent Fabius au Ministère des Affaires étrangères pour lui demander d’intervenir pour la libération de Raed AbuBadawia, ressortissant français, détenu en toute illégalité par l’occupant israélien (IVème Convention de Genève), dont les arrestations massives et arbitraires, ainsi que les méthodes de torture sont particulièrement alarmantes.

Soit en écrivant à :

Laurent Fabius
Ministre des Affaires étrangères
37 Quai d’Orsay, 75007 Paris
Tel : 01 43 17 53 53

Ou par mail : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/na…

Dans votre choix, il faut cliquezpassport sur « Français à l’étranger » avant d’écrire le message.

 

 

 

 

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28 septembre 2014

Acheter en ligne des produits palestiniens fabriqués dans la bande de gaza, c’est possible : fiGaza.com !

Qu’est-ce que fiGaza.com    http://figaza.com/index.php

Le site fiGaza.com est une plate-forme de ecommerce de produits créés et fabriqués en Palestine dans la bande de Gaza. Les produits sont stockés en France et vendu dans toute l’Europe.

Comment est né fiGaza.com

Trois soeurs palestiniennes extraordinaires ont ouvert un centre culturel pour des enfants défavorisés à Beït Lahia dans la bande de Gaza en Palestine. Ce Centre a pour objectif d’aider ces enfants à faire leurs devoirs, leur apporter une aide psychologique et plus largement à les aider à grandir. Ces 3 femmes, Nabila – Assia et Rana Kilani, ont été rejointes par d’autres femmes (professeures, psychologue, femme de ménage) tout aussi extraordinaires pour faire vivre cette structure malgré les nombreux obstacles et difficultés.

Malheureusement, malgré des qualités et une motivation hors-normes, faire vivre un tel projet tient presque du miracle. En plus des difficultés liées aux événements en Palestine, ce projet ne vit que par des dons de militants de la cause palestinienne (plus ou moins réguliers).

Fort de ce constat, ces femmes pourvues de nombreux talents ont recherché d’autres ressources financières dont la vente de repas et de gâteaux et depuis peu la fabrication et la vente de broderie artisanale. C’est ainsi qu’est née l’idée de fiGaza.com.

Pourquoi fiGaza.com

fiGaza.com se veut une plate-forme de vente en ligne de produits fabriqués en Palestine pour soutenir le Centre Culturel et plus particulièrement pour aider la centaine d’enfants adhérents au Centre en redistribuant les bénéfices au Centre via sa fondatrice Nabila Kilani.

Acheter sur fiGaza.com est un acte de soutien, un acte citoyen, voire un acte de résistance.  http://figaza.com/index.php

 

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28 septembre 2014

Récit d’un génocide répété par Ziad Medoukh

Ziad Medoukh

C’est difficile pour moi, Palestinien de Gaza, de parler, de témoigner et de retracer cette nouvelle offensive militaire israélienne qui a duré plus de 50 jours en juillet-août 2014. C’était terrible ! J’aurais besoin de pages et de pages pour décrire ce carnage, ces crimes et ces massacres israéliens contre les civils de Gaza. Mais je vais essayer le plus succinctement possible de narrer une partie de mon vécu pendant les événements horribles qu’a subi toute la population de la bande de Gaza.

Je ne vous cache pas que, bien que les bombardements soient arrêtés depuis plus d’un mois, je suis toujours, comme tout mon peuple, sous le choc, et que je ne réalise pas que je suis encore vivant, car c’était vraiment un génocide, personne n’était à l’abri, et tout le monde attendait son tour d’être tué par le missile d’un avion militaire israélien ou l’obus d’un char ou d’un tank.

Personnellement, je n’attendais pas le début de cette agression commencée le 8 juillet, car on était en plein mois de Ramadan, un mois sacré avec des rituels spéciaux. Mais, avec ce gouvernement d’extrême droite et cette occupation israélienne illégale, rien n’est sacré. Ils attaquent à n’importe quel moment.

Je me souviens du début de cette agression, le mardi 8 juillet 2014, vers 11h. J’étais au département de français de l’université avec mes étudiants et une solidaire française. Ils échangeaient avec elle, quand, soudain, les bombardements ont commencé, on a décidé de continuer bien que l’université ait évacué ses étudiants. On est resté jusqu’à 12h, puis on a quitté à cause de l’intensification des tirs. Je suis retourné à mon domicile. Sur le chemin, des ambulances et le bruit des missiles qui tombaient partout. En arrivant chez moi, j’ai demandé des nouvelles de tout le monde. En fait, les écoles avaient déjà été évacuées et chacun était rentré chez soi.

Dans l’après-midi, premier appel téléphonique d’un journaliste français qui voulait des témoignages directs, puis j’ai commencé à envoyer le premier bilan du début de cette nouvelle agression israélienne aux amis et aux solidaires, sur internet et sur Facebook, une première nuit terrible suivie de 49 jours encore plus difficiles : le début de la troisième offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza en 5 ans !…

Cette offensive militaire contre notre peuple était différente de celles de 2008 et de 2012, bien que la guerre c’est la guerre, mais la particularité de cette attaque se résume en 7 points :

– Sa longue durée, plus de 50 jours de bombardements et d’attaques sanglantes, l’armée d’occupation a mené plus de 7000 raids.

-Le nombre de victimes, 2200 morts palestiniens, parmi eux plus de 500 enfants, et 11000 blessés.

-La destruction massive, notamment des quartiers entiers effacés de la carte, partout des tours et des centres commerciaux détruits

- Les attaques sanglantes qui ont visé des écoles abritant les réfugiés, le centre de la ville de Gaza soit disant sécurisée, où personne dans aucun lieu n’était à l’abri.

- La résistance militaire palestinienne acharnée, les factions ont lancé des roquettes jusqu’à la dernière minute avant le cessez le feu

- La résistance exemplaire de notre population civile, solidarité familiale et unité nationale.

- La forte mobilisation internationale et les manifestations de soutien à la population de Gaza et contre les crimes israéliens, partout dans le monde.

Pendant cette guerre, l’armée de l’occupation a semé la terreur et l’horreur dans une région qui subit déjà un blocus inhumain et illégal, depuis plus de sept ans.

Le véritable objectif israélien est de casser la volonté remarquable de cette population civile résistante qui, malgré ce blocus et deux guerres passées, continue de résister et d’exister.

Pour moi, j’ai vécu cet évènement comme toute ma population avec un quotidien particulier : bombardements- missiles qui tombent toutes les trois quatre minutes-attaques-peur-inquiétude- pénurie d’électricité et d’eau-isolement-manque de médicaments et de produits alimentaires.

Mais avec cette particularité que j’ai été sous pression et débordé. Primait mon devoir de rédiger un compte rendu quotidien et un bilan de l’agression israélienne et de l’envoyer via internet et les réseaux sociaux à tous les amis solidaires, aux associations de soutien à la Palestine et aux médias francophones, une tâche difficile, notamment à cause des coupures d’électricité permanentes et de la situation de guerre. Il faut ajouter à cela mes témoignages de tous les jours, voire de toutes les heures à plusieurs chaînes de radio, de télévision et aux journaux francophones qui me sollicitaient sans cesse. Sans exagération, je devais répondre par jour à 30 à 40 appels téléphoniques qui venaient de tous les pays francophones.

Je peux dire que durant cette guerre, ma seule joie était le retour du courant électrique, ne serait-ce que deux ou trois heures par jour, pour envoyer les nouvelles et charger mon portable. C’était très important pour moi ce bilan quotidien, car je tiens beaucoup à la solidarité populaire avec notre cause de justice, notamment devant le silence complice de la communauté internationale officielle et la brutalité de l’agression israélienne.

Quand le courant électrique revenait à n’importe quel moment de la journée, le matin, le soir, à l’aube, même à 2h ou 3h du matin, un état d’urgence était décrété chez moi, personne dans la maison n’avait le droit de me parler ou de me demander quoi que ce soit, la priorité était d’envoyer mon compte rendu, et j’ai laissé tomber beaucoup d’obligations familiales, car je suis convaincu de l’importance de cette solidarité internationale. Je voulais informer sur notre quotidien et le bilan de l’agression. Je profitais au maximum du courant électrique Je regroupais les photos et les informations de plusieurs sites et sources médicales pour les envoyer, je n’avais pas le temps de m’occuper de mes enfants et de ma famille, et même quand on a reçu chez nous des familles et des proches qui venaient d’autres régions menacées, ils n’osaient me parler quand l’électricité revenait

Pendant les premiers 24 jours du carnage israélien, j’ai réussi à envoyer mon bilan quotidien à des milliers de personnes, et même si je n’avais pas le temps de lire et de répondre à tous les messages qu’ils m’adressaient, combien j’ai été conforté de savoir le soutien sans relâche de ces gens de bonne volonté. Et maintes fois, malgré le risque et les bombes qui tombaient, je suis allé chez des voisins et chez des amis qui avaient de l’électricité pour envoyer mon bilan journalier, car je voulais que tout le monde connaisse notre souffrance et notre douleur suite à ce nouveau génocide israélien.

Vous ne pouvez imaginer ma tristesse et ma frustration quand la centrale électrique de Gaza a été totalement détruite par l’aviation israélienne fin juillet 2014. Pendant 8 jours, aucun foyer de Gaza n’a eu d’électricité, j’étais isolé, je ne pouvais pas sortir de chez moi, car c’était la ville de Gaza qui était visée. Heureusement qu’il y avait le portable , les amis m’appelaient, je ne voulais pas répondre afin de ne pas décharger ma batterie mais les dizaines d’appels de ceux qui s’inquiétaient pour moi, eux et des centaines de personnes qui demandaient de mes nouvelles, m’ont rassuré. Cinq amis de France, Belgique, Algérie et Maroc ont décidé de m’appeler tous les jours pour avoir des informations sur moi et sur la situation à Gaza, afin de rassurer sur internet les autres amis qui étaient très inquiets de mon silence.

Le moment le plus difficile durant cette agression fut quand je ne pus sortir de chez moi pendant une semaine, quand le centre de la ville de Gaza soit disant sécurisé fut bombardé- même mon quartier a été visé , 3 maisons ont été détruites, et 4 voisins tués- Le seul endroit où je pouvais aller était la maison de mon voisin qui a un générateur, pour charger mon portable, trente minutes seulement tous les deux jours. Mon voisin comme beaucoup de mes amis me parlait souvent de cette mobilisation pour Gaza, notamment en France, et de la volonté des gens de manifester dans les rues, malgré l’interdiction officielle.

Pendant les 50 jours, je n’ai pas dormi, même pas deux heures par jour, j’ai quelquefois passé deux ou trois jours sans dormir, pas seulement par inquiétude de ces bombardements aveugles, mais pour répondre aux appels téléphoniques qui venaient de beaucoup de pays, en particulier du Québec, avec le décalage horaire.

Pendant cette agression israélienne, j’avais comme tout mon peuple plusieurs sentiments : fierté, confiance, force, courage, peur, inquiétude et soulagement.

Mon quotidien durant cette guerre a été très difficile et très particulier : aller au marché tous les deux, trois jours avec beaucoup de risques, acheter de quoi nourrir ma famille, demander des nouvelles aux voisins, appeler les amis et les proches quand il y avait des bombardements dans leurs quartiers, puis rester tout le temps chez moi pour suivre les informations, notamment à partir des radios qui fonctionnent à l’aide de batterie, et quand le courant électrique revenait, l’installation devant mon ordinateur pour écrire mon bilan et garder le contact avec le monde. Cette situation m’était particulière car je n’ai pas l’habitude de rester chez moi, je restais souvent tard au département de français. J’ai profité des jours de trêve pour aller à mon travail préparer la rentrée prochaine.

Lors de l’écriture de mes témoignages quotidiens et de leur envoi à mon réseau, trois éléments m’ont marqué :

- J’étais gêné quand les amis et les solidaires me remerciaient, je n’avais pas besoin de remerciements, je faisais mon devoir d’informer, et ce n’est rien par rapport aux sacrifices de nos martyrs et de nos blessés qui ont donné de leur sang pour que vive la Palestine et pour que Gaza reste digne, l’information fait partie de la résistance.

- Le soutien de ces amis et solidaires à Ziad Medoukh, c’était un soutien à Gaza, ce sentiment me rendait fier, mais responsable devant ces milliers de personnes que je devais informer au jour le jour sur la situation

- Le regret de ne pas avoir le temps de répondre à tous les messages : j’ai découvert plus de 20000 messages sur ma boite email et sur Facebook venant de centaines d’amis et de solidaires.

Un aspect très positif, j’ai gagné beaucoup de nouveaux amis- plus de 3000 nouveaux qui m’ont ajouté sur Facebook-, j’ai découvert des personnes extraordinaires, de vrais solidaires, des gens de bonne volonté, qui veulent soutenir Gaza et la Palestine. Ces personnes de beaucoup de pays étaient très inquiètes quand je ne pouvais pas envoyer mon bilan, leurs messages si sincères et si proches me rendent plus déterminé que jamais, ces gens ont gardé le contact avec moi et on continue d’échanger.

J’ai parlé en direct à 15 manifestations en France et en Suisse, les cris des solidaires du slogan « Palestine vivra, Palestine vaincra ! » Me rendent fort et m’encouragent à résister, car derrière nous il y a des millions de personnes dans le monde qui expriment leur colère contre les crimes israéliens et pour soutenir les Palestiniens de Gaza.

Un aspect qui m’a frappé dans les appels et les messages de beaucoup de personnes de différentes nationalités et de différentes confessions est que tout le monde prie pour moi : les amis musulmans, les chrétiens, les juifs, même les non croyants et les athées, j’ai été très ému par le nombre de messages mais surtout par leur contenu. Parmi ceux qui m’ont vraiment touché :

1-« Et j’écrirai votre nom Ziad Medoukh et celui de Gaza dans une prière spéciale pour vous, que les sources d’eau pure jaillissent en grand nombre à Gaza. »

2- : « Je l’ai écouté hier, en pleine circulation… j’ai failli emboutir la voiture qui était devant moi. Entendre le témoignage de Ziad Medoukh, alors que j’ai plutôt l’habitude de le lire… Entendre sa voix triste énoncer l’horreur absolue… 😥 »

3- : « ‎Je ne souffle que quand tu nous écris Ziad Medoukh, mais à mon grand malheur dès que je te lis je suis encore plus anéantie ».

4-« Avec toi,Ziad j’ai eu peur, avec toi, j’ai pleuré, avec toi, j’ai espéré ! »

5-« Nous sommes tous des Palestiniens, nous sommes tous des Gazaouis »

Parmi les moments douloureux de cette guerre, celui où j’ai composé mon poème : « Ne pleure pas maman si je tombe en martyr ». J’attendais mon tour comme tous les civils de Gaza, avec les bombardements intensifs et aveugles. Ce poème a suscité beaucoup de réactions chez mes amis malgré sa tristesse, mais il montre l’état d’esprit de ce danger qui touche tout le monde à Gaza.

J’ai profité de la trêve pour aller au département préparer la rentrée prochaine et établir un programme de soutien pour mes étudiants. A propos de ceux-ci, j’ai été fier d’eux : ils ont écrit et informé leurs amis sur les réseaux sociaux de ce que se passe à Gaza, ces jeunes étudiants de 19-20 ans qui témoignaient tous les jours, écrivaient des articles et répondaient aux questions des journalistes malgré une situation de guerre, et malgré leurs deux ou trois ans de français, quel courage !

J’ai pleuré plusieurs fois, je me suis senti impuissant devant les corps des enfants massacrés, mais je n’ai jamais montré mes larmes ni à ma famille, ni aux amis quand ils m’appelaient pour avoir de mes nouvelles, eux qui pleuraient au téléphone.

En dépit de notre vécu tragique pendant ces 50 jours de terreur où Gaza a supporté l’insupportable, les deux éléments qui m’ont rassuré sont :

- la volonté remarquable et la patience exemplaire de notre population civile malgré l’ampleur de cette guerre.

- la mobilisation internationale et le soutien populaire partout dans le monde, toute la population a apprécié cette solidarité qui a participé à faire pression contre les gouvernements.

On peut dire qu’aucun objectif israélien de cette nouvelle offensive n’a été réalisé, notre population digne est toujours débout.

Un mois après l’arrêt de cette nouvelle agression, de ce nouveau génocide contre notre peuple, rien n’a changé à Gaza, le blocus est toujours là. Tant que les crimes israéliens ne sont pas jugés et tant que dure l’impunité d’Israël, un nouveau génocide se prépare.

La forte mobilisation pour Gaza partout dans le monde pendant l’agression israélienne, très appréciée par notre population civile, devrait être poursuivie, car, avant et après cette agression, la situation est toujours marquée par le blocus israélien, la fermeture des frontières et l’interdiction d’acheminer beaucoup de produits et de matériel.

Après tout, malgré toutes les pertes humaines et la destruction massive, malgré ces 50 jours de terreur, je suis plus que jamais déterminé à continuer ma résistance quotidienne dans la bande de Gaza à travers l’éducation et le travail avec mes jeunes pour une ouverture sur le monde, avec le soutien des solidaires de notre cause juste pour une Palestine de liberté et de paix durable, une paix qui passera avant tout par la justice.

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28 septembre 2014

Gaza : courir après l’aide humanitaire ou mourir de faim.. par * Mohammed Omer , journaliste palestino-néerlandais renommé, basé à Gaza.

Gaza : courir après l’aide humanitaire ou mourir de faim…

 

De nombreuses ONG distribuent de l’aide humanitaire suite à la récente guerre qui a ravagé la bande de Gaza, mais la destination de cet aide et la raison de celle-ci risquent d’en contenter peu.À Tal el-Hawa, à l’ouest de la ville de Gaza, l’extérieur d’une école de l’ONU a été transformé en mini-marché. Les commerçants qui vendent des marchandises aux familles sans abri cherchant un refuge à l’intérieur des écoles de l’ONU doivent rivaliser avec certaines des familles en question, à qui le marché sert à réunir des fonds dont ils ont désespérément besoin.

Abou Khaled, 54 ans, avait une maison dans le quartier de Shejaiya à Gaza avant qu’Israël n’attaque la région. Désormais sans abri ni ressources, il est profondément déçu de la manière dont l’aide humanitaire est distribuée à ceux dont la vie a été ruinée par l’attaque. De nombreuses ONG internationales qui arrivent à Gaza avec l’aide humanitaire ne disposent pas d’une stratégie claire, contrairement à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), installé depuis longtemps.

« Notre maison a été complètement détruite, et à ce jour nous n’avons rien reçu, alors que d’autres ont reçu de nombreux coupons alimentaires », a-t-il affirmé. Contrairement à d’autres personnes dans une situation similaire, sa dignité l’empêchera de courir après les camions de nourriture et de mendier pour faire valoir ce qu’il appelle un droit fondamental de survie.

Le fait est qu’il ne semble pas y avoir de système global de distribution de l’aide humanitaire qui permettrait d’atteindre en premier ceux qui en ont le plus besoin. Beaucoup d’opérations actuellement en cours semblent être mises en œuvre de façon aléatoire : de nombreux groupes viennent apporter de l’aide humanitaire mais beaucoup de personnes parmi les plus nécessiteuses n’ont pas accès à l’aide.

Handicapé, Hesham Saqallah est un Gazaoui de 51 ans qui fait partie des personnes affectées et mécontentes. Son appartement de la tour Zafer, immeuble de 12 étages dans le quartier de Tal al-Hawa, a été détruit par les attaques israéliennes.

« La distribution est déterminée par les relations personnelles et les affiliations politiques », a-t-il affirmé, indiquant que d’autres familles sans abri ont reçu une aide humanitaire uniquement grâce à leurs connaissances et à leurs convictions politiques.

Les familles sans abri à Gaza se plaignent de la qualité de l’aide reçue, dont une partie est soit vendue sur les marchés locaux, soit donnée à des personnes qui n’ont pas perdu leur maison. Ici entrent en jeu ce que les locaux ont commencer à qualifier de « coupons VIP ».

« J’ai même entendu les autres familles sans abri parler de coupons VIP. Cela concerne la distribution des machines à laver, des réfrigérateurs, de la vaisselle et d’autres ustensiles de cuisine », a expliqué Hesham Saqallah. Selon lui, il n’a rien reçu car il n’est affilié à aucun groupe politique.Il existe même une discrimination au niveau des dons de literie : les matelas de qualité ont été donnés par le Koweït, mais seulement à ceux qui ont des relations, tandis que les gens ordinaires comme nous, qui en ont le plus besoin, reçoivent la plus mauvaise qualité. Certains d’entre nous ne reçoivent rien. »

Pour les familles gazaouies, les groupes d’aide humanitaire ne sont pas parvenus à atteindre les groupes les plus marginalisés.

« Il n’y a pas de niveau minimum de coordination entre les groupes d’aide humanitaire, a justifié Hesham Saqallah. Certains organismes nous ont donné les mêmes boîtes de conserve cinq ou six fois. Nous n’en avons pas besoin, mais il y a d’autres choses dont nous avons réellement besoin. » Handicapé, il a besoin d’argent pour d’autres produits de base, comme des médicaments ou de la lessive, et doit payer les frais de transport pour que sa fille aille à l’école.

À la fin de la guerre à Gaza, il a reçu 1 000 dollars du Qatar, mais selon lui, d’autres personnes avec une affiliation politique plus forte ont reçu une aide financière nettement supérieure.

« Les groupes d’aide humanitaire nous transforment en mendiants, sans dignité humaine ni le moindre respect », a-t-il affirmé en arrêtant un instant son fauteuil roulant.

Après un mois de guerre, Hesham Saqallah a dû se séparer de ses enfants et les laisser avec différents membres de sa famille afin qu’ils aient un endroit sûr pour s’abriter et dormir. Il sait qu’un hiver difficile approche, bien qu’il ne veuille pas envisager cette perspective.

Il n’a pas seulement besoin de nourriture : comme les groupes d’aide humanitaire ne se préoccupent pas de ses besoins en tant que père handicapé, il ne sait pas à qui s’adresser et se sent abandonné.

Ses vêtements sont tous restés sous les décombres de la tour Zafer ; il a reçu des vêtements de seconde main, qui font l’affaire mais qui accentuent son sentiment d’humiliation.

« Chaque fois que j’ai l’impression de mendier, je ressens la terrible douleur de que m’inflige ma condition de sans-abri » a-t-il expliqué.

Un sentiment de peine

D’après Mohammed al-Jamal, membre du réseau des défenseurs des droits de l’homme palestiniens, la distribution de l’aide humanitaire est basée sur l’appartenance à des factions ou s’adresse à ceux qui vivent à proximité des bureaux des ONG. Un tel mode de distribution peut engendrer un sentiment de peine pour beaucoup de personnes se sentant exclues. Il ne fait aucun doute que la distribution de l’aide répond à l’appartenance à des factions, comme c’est le cas à l’est de Rafah, qui a été très durement touché et n’a encore reçu aucune aide. » De même, « ceux qui préfèrent garder leur dignité et rester chez eux ne reçoivent rien ».

Mohammed al-Jamal ne voit pas cela comme une tentative délibérée de marginalisation, mais plutôt comme le reflet d’une simple paresse de la part des ONG internationales qui préfèrent donner à ceux qu’ils connaissent et qui se trouvent à proximité immédiate.

« Cette distribution injuste de l’aide humanitaire n’est pas un phénomène nouveau. Toutefois, avec l’arrivée massive d’aide humanitaire, cela saute aux yeux lorsque certaines familles reçoivent huit fois l’aide, tandis que les familles décimées ou qui ont perdu leur maison ne reçoivent rien en comparaison. »

Il est difficile de savoir qui est chargé de traiter directement cette question. Même les estimations des destructions causées par Israël ne sont pas exactes, car de nombreuses maisons qui ont été partiellement endommagées n’ont pas été officiellement enregistrées par les groupes d’aide humanitaire de l’Autorité palestinienne.

Mohammed al-Jamal affirme que sa maison a été endommagée mais qu’il n’a pas reçu la moindre bouteille d’eau fraîche depuis la fin de la guerre. Certains de ses amis qui ont subi des dégâts plus importants sont encore plus dans le besoin ; ils n’ont à ce jour reçu aucune aide.

« Je sais que certains d’entre eux préfèreraient mourir de faim plutôt que de courir après les camions de nourriture comme des mendiants », a-t-il affirmé.

Mounir Khalil, un Gazaoui sans emploi de 37 ans qui a subi des dégâts dans sa maison à Khirbet el Adas, au bord de la ville de Rafah, attend toujours de l’aide trois semaines après la guerre israélienne contre Gaza. Même s’il cherche à savoir pourquoi, il se fait sa propre idée de la question.

« Les ONG internationales travaillent dans des bureaux climatisés et rechignent à sortir dans les rues. De ce fait, ils attendent que les gens viennent mendier pour obtenir de l’aide et chercher de restes après que l’aide humanitaire a d’abord été offerte aux membres affiliés à des factions. »

Ainsi, il se demande qui est en charge de régler le problème selon lequel les familles qui n’ont pas dû fuir leur maison ou qui n’ont pas subi de dégâts importants reçoivent une aide toujours plus que suffisante, tandis que d’autres, plus nécessiteuses, reviennent bredouilles.

La disparité de la distribution et le favoritisme évident remettent en question la réputation des groupes d’aide humanitaire. Cette aide aurait dû être destinée principalement à ceux qui, comme moi, ont dû fuir leur maison et qui ont subi des dégâts considérables » a-t-il indiqué alors que des camions transportant des matelas arrivaient dans la ville de Gaza.

Le quartier de Saqallah, dans la ville de Gaza, s’en sort beaucoup mieux que la plupart des zones les plus marginalisées, mais lui aussi affirme que le travail des organismes de secours manque de coordination et d’organisation, même dans le centre où la distribution de l’aide humanitaire a lieu.

Il a dû partager les boîtes de conserve supplémentaires qu’il a reçues ; aujourd’hui, il ne peut plus s’acheter des produits de base.

« Il aurait été mieux pour nous de ne pas avoir à recevoir d’aide humanitaire, ni à être exposé au problème de l’abus de pouvoir des factions qui rend la distribution injuste », a-t-il affirmé.article hu

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28 septembre 2014

27/09/2014 ( Ftoor pour gaza ) today effectiveness of the school of khuza’a in khuzaa city

27/09/2014 ( Ftoor pour gaza )
today effectiveness of the school of khuza’a in khuzaa city , where the team was able to draw a smile on the face of the kids were sweet distribution to all this school children totaling more than 400
Also been providing financial guarantee 30 children poor in this school for two weeks

 

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28 septembre 2014

Great job today with the children of khuza’a in the business with a team breakfast Gaza

Great job today with the children of khuza’a in the business with a team breakfast Gaza support myself and some saliva and is singing and distribute candy and there is great joy with the children of khuza’a
The unit that creates a smile on the faces of children
And children of martyrs we will continue our work with our General Manager makes everyone feel
Gaza will not be a great team breakfast and great
عمل عظيم اليوم مع اطفال خزاعة ومن ضمن الاعمال مع فريق فطور غزة دعم نفسى للاطفال وبعض اللعاب والغناء وتوزيع الحلوى وهناك سعادة رائعة مع اطفال خزاعة
الوحدة هى التى تخلق الابتسامة على وجوه الاطفال
وابناء الشهداء وانشاءالله سنواصل اعمالنا بوحدتنا
لن فريق فطور غزة عظيم وسيبقى عظيم

 

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28 septembre 2014

les actions du team ftoor gaza : Khuza

les enfants de Khuza’a. ..800 sourires et le temps dun instant redevenons des enfants.

 

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26 septembre 2014

Exécution d’Hervé Gourdel : Et si on fichait la paix aux musulmans ?

LES ACTUALITES DU DROIT

merveilleuses-de-lasag-musu-10Je trouve les musulmans particulièrement patients, d’une tolérance infinie.

L’exécution d’Hervé Gourdel est un assassinat, pratiqué dans une perspective terroriste et il a été commis par les résidus de groupes armés qui, il y a quelques années, avaient mis à feu et à sang notre pays frère qu’est l’Algérie. Et que demande-t-on aux musulmans ? De condamner ces crimes, et de manière nette… et plus vite que ça… car ils doivent s’en désolidariser.

C’est insupportable. Quand un homme est jugé parce qu’il a violenté sa femme, adresse-t-on des sommations moralisantes à la communauté des mecs de condamner ces faits ? A-t-on demandé aux chrétiens de se désolidariser des crimes du Ku-Klux-Klan ?

La patience des musulmans est d’autant plus remarquable que cette sommation prend place dans l’interprétation d’un Islam qui par nature rejette notre société, d’un Islam de semi-sauvages qui auraient un compte à régler avec notre société. C’est donc de la grasse et replète…

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25 septembre 2014

Conférence exceptionnelle de Zouhair Lahna : 51 jours à Gaza | Les Indigènes de la République

A FAIRE TOURNERConférence exceptionnelle de Zouhair Lahna : 51 jours à Gaza

viaConférence exceptionnelle de Zouhair Lahna : 51 jours à Gaza | Les Indigènes de la République.

 

Zouhair Lahna, chirurgien, a passé 51 jours à Gaza lors des raids israéliens. 51 jours, c’est aussi la durée de cette agression entre frappes aériennes, assassinats politiques, liquidation de combattants et de crimes de guerre. Il a été malgré lui un témoin privilégié de ces « dégâts collatéraux » faits de civils, enfants et femmes. Mais aussi acteur avec les équipes de sauvetage pour réparer et soigner aux urgences de l’hôpital Shifa de Gaza ou celui de Nacer à Khan Younes.

 

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23 septembre 2014

Chroniques de Palestine et d’ailleurs- Resistances, human rights and photography: Gazapocalypse, Tuffah, Gaza city, 18.9.2014

Chroniques d’une photographe,specialiste des droits humains en Palestine et ailleurs,

Chronicles of a French photographer, specialist in human rights, in Palestine and elsewhereSaturday, September 20, 2014

Gazapocalypse, Tuffah, Gaza city, 18.9.2014

viaChroniques de Palestine et d’ailleurs- Resistances, human rights and photography: Gazapocalypse, Tuffah, Gaza city, 18.9.2014.

 

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