APPEL DE GAZA : OUVREZ LE PASSAGE DE RAFAH DE FAÇON PERMANENTE ET INCONDITIONNELLE

l’ origine de cet appel, hélas toujours d’ actualité http://www.ism-france.org/campagnes/Actions-mondiales-en-direction-des-ambassades-egyptiennes-pour-briser-la-fermeture-de-Gaza-article-15982

APPEL DE GAZA : OUVREZ LE PASSAGE DE RAFAH DE FAÇON PERMANENTE ET INCONDITIONNELLE

Gaza assiégée, Palestine occupée

L’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule clairement que :

(1) Chacun a le droit à la liberté de mouvement et de résidence à l’intérieur de chaque Etat.
(2) Chacun a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Cet article suit d’autres qui reconnaissent sans équivoque la dignité inhérente et les droits égaux et inaliénables de TOUS les membres de la famille humaine, ce qui inclut naturellement les Palestiniens. Le droit inaliénable à la liberté de mouvement de plus des 1,5 million de Palestiniens, hommes, femmes et enfants qui forment la population de la Bande de Gaza a été nié par les gouvernements israéliens successifs et le régime de Moubarak qui a imposé un siège barbare. Les principales organisations de défense des droits de l’homme décrivent la bande de Gaza comme « la plus grande prison à ciel ouvert sur terre. »

Ce siège mortel aurait dû se terminer lorsque le mouvement révolutionnaire égyptien a renversé Hosni Moubarak et son régime meurtrier, mouvement au cours duquel les Égyptiens par millions ont clairement exprimé que leur émancipation et la liberté de la Palestine étaient leurs objectifs communs et reliés.

Cela a soulevé les espoirs des Palestiniens à Gaza, en Cisjordanie , en Palestine 1948 et dans la diaspora, ainsi que des millions d’autres à travers le monde, que le gouvernement égyptien et le Conseil militaire suprême briseraient enfin le blocus de Gaza, comme les Égyptiens le demandaient clairement. Nous nous attendions à ce que le passage de Rafah soit traité comme une frontière souveraine entre deux États, ouvert comme tous les autres points de passage frontaliers égyptiens, y compris ceux avec la Libye, le Soudan et Israël. Cela permettrait de garantir la dignité et la liberté de circulation des Palestiniens et de tous les voyageurs, allant ou quittant la bande de Gaza.

Ancien ministre égyptien des Affaires étrangères, le Dr Nabil Al-Arabi a fait des déclarations très encourageantes, comme celle où il a qualifié de « honteuse » la façon dont le précédent gouvernement égyptien a traité Gaza et que le passage de Rafah serait ouvert en permanence. Le 25 mai 2011, le journal égyptien officiel Middle East News Agency annonce l’ouverture permanente de Rafah. Les anciennes règles qui s’appliquaient au passage devaient être rétablies, permettant ainsi aux Palestiniens titulaires d’un passeport de passer en Égypte tous les jours de 9h à 17h, sauf les vendredis et les jours fériés. Selon un communiqué publié par le ministère égyptien des Affaires étrangères, les femmes et les enfants palestiniens pourraient quitter Gaza sans restriction, alors que les hommes âgés de 18 à 40 ans devraient obtenir un visa pour entrer en Égypte. Ainsi, plus de 60 pour cent des habitants de Gaza pourraient passer la frontière sans visa.

Cette décision du gouvernement post-révolutionnaire n’a été mis en œuvre que pendant deux jours, les 28 et 29 mai 2011, et cette décision gouvernant le passage de Rafah a été en réalité annulée sans aucune annonce officielle. Le nombre actuel de voyageurs autorisés à passer chaque jour a été réduit à un chiffre arbitraire entre 160 à 300.

Cette soudaine volte-face tombe dans la pire crise médicale que Gaza a jamais connue. La plupart des opérations ont été mis en attente car les fournitures de base ne sont pas disponibles. Des milliers d’étudiants ont perdu la possibilité de poursuivre leurs études à l’étranger parce qu’ils n’ont pas pu se rendre dans leurs universités. Les permis de résidence de milliers d’autres Gazaouis pour les pays arabes et d’autres pays étrangers ont expiré parce qu’ils n’ont pas pu quitter Gaza.

Le système actuel oblige tout voyageur potentiel à s’inscrire en ligne auprès du ministère de l’Intérieur de Gaza et à confirmer cette inscription auprès du ministère des Transports. Le nombre de passagers qui se sont enregistrés pour un passage dépassait, fin Juin, les 20.000, et avec le nombre quotidien de voyageurs limité à un maximum de 300, la possibilité de franchir la frontière avant la mi-Septembre est presque nulle.

Ceux qui voyagent via Rafah sont confrontés à des conditions inhumaines : debout pendant de longues heures dans la chaleur, puis escortés par la police à l’aéroport du Caire, puis en attente dans une cellule de détention provisoire jusqu’à leur départ. Aucun autre citoyen au monde n’a à vivre cette humiliation, cette incertitude et cette indignité infligées par un autre pays lorsqu’il choisit d’exercer son droit de quitter son propre pays.

Les Palestiniens exigent la liberté de mouvement maintenant !

Ces restrictions ne doivent plus être imposées à la population palestinienne. C’est une insulte à l’incroyable lutte que mène actuellement le peuple égyptien pour la reconnaissance de ses droits humains pour que les autorités égyptiennes actuelles brisent si rapidement les promesses qu’elles lui ont faites.

Selon les Conventions de Genève, nous avons tous droit à la liberté de circulation et à la protection contre les châtiments collectifs tels que la fermeture arbitraire du terminal.

Par conséquent, nous exigeons la liberté de circulation permanente des Palestiniens, sans distinction ni limitation d’aucune sorte, par le passage de Rafah.

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