Appel pour une levée immédiate du siège du camp de Yarmouk à Damas

Pourquoi c’est important

Depuis plus d’un an, le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, un des neufs camps syriens, situé au sud de Damas est un champ de bataille et de ruines.

Toutes les entrées du camp de Yarmouk ont été fermées par les militaires empêchant les civils de se procurer des provisions. Depuis huit semaines, le seul et dernier accès au camp a été fermé par l’armée syrienne, aggravant une situation déjà critique. La population souffre de pénuries terribles et une famine commence à sévir, car plus rien n’entre ni sort du camp, et les réserves de nourriture sont pratiquement épuisées.

Accompagné d’une coupure complète de courant depuis cinq mois et d’un bombardement intense, ce blocus commence à générer une véritable catastrophe humanitaire. Les premiers signes sont manifestes. Plusieurs cas de déshydratation chez des enfants et nourrissons ont été identifiés. Certains cas, aigus, ont conduit à la mort des nourrissons comme la petite Jana Hassan, décédée faute de lait pour nourrisson alors que sa mère se trouvait de l’autre côté du barrage.

En raison des pénuries alimentaires et médicales, le camp Yarmouk est au bord de la catastrophe humanitaire, menaçant ainsi 70 000 ( ils étaient 170.000 avant le début du conflit ) civils environ à l’intérieur du camp. Palestiniens et Syriens, ils sont pour la plupart des femmes, des enfants et des familles démunies, prisonniers dans ce camp n’ayant nulle refuge ailleurs.

À la différence des autres zones assiégées à Damas et ses environs, les conditions géographiques, urbaines et matérielles du camp ne lui permettent pas de résister à un siège. La densité urbaine et la situation géographique le rendant inadapté à la culture agricole.

Plusieurs appels de détresse ont été lancés par les résidents du camp, en vain. Les derniers témoignages parlent de personnes obligées de se nourrir de viande de chats et de chiens, et de parents se privant de repas pour offrir un demi repas par jour à leurs enfants!

Nous lançons un appel à tous les organismes et organisations humanitaires pour agir, et en particulier, aux Nations unies représentées par l’UNRWA. Nous condamnons le silence de ce dernier, en charge de répondre aux besoins essentiels des réfugiés palestiniens, sur le blocus imposé du camp de Yarmouk.

Que la faim soit un moyen de mise à mort, au début du 21e siècle et dans le silence du reste de l’humanité, est une honte pour toute l’humanité !

viaAppel pour une levée immédiate du siège du camp de Yarmouk à Damas.

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