Archive for juillet, 2012

29 juillet 2012

Yes Theatre – مسرح نعم SERA A ORLEANS LE 30 NOVEMBRE 2012

Yes Theatre – مسرح نعم.

Depuis 15 ans, la compagnie travaille avec la population locale, notamment les jeunes et présentent des pièces de théâtre tous publics. (voir leur site www.yestheatre.org)

Le Yes theatre aimerait faire connaître son travail en France à l’automne 2012, avec une de leurs dernières créations, que nous vous ferons connaitre très prochainement dans cette rubrique.

La pièce « Toujours le même problème »
Créée en 2005 en arabe dialectal, réécrite en 2010, la pièce raconte l’histoire de trois voisins (Khaled, Qassem, et Majd). Faute de communication, chacun d’eux a sa propre façon de résoudre les problèmes. Face à leur immeuble, se dresse un énorme tas d’ordures…amassées par eux. Mais personne ne permet à l’autre de débarrasser le tas. Les trois hommes demandent à des personnes extérieures de résoudre leur problème au lieu de le faire eux-mêmes
26 juillet 2012

BDS France Lettre d’infos BDS France – juillet 2012

Cliquez ici pour visualiser la Lettre en ligne


La Campagne BDS France est composée de 50 organisations soutenant l’appel international BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions)lancé par les Palestiniens. campagnebdsfrance
 
juillet 2012
C’est un peu la théorie du boomerang : quand une campagne pour la justice commence à s’ancrer fermement dans l’opinion publique, elle retourne la force d’attaque de ses adversaires contre eux. C’est ainsi que lors de l’Université d’été de la solidarité internationale à Lyon, les activités sur la Palestine ont vu leur présence remarquée justement grâce aux dénonciations du CRIF et autres pressions politiques propres à renforcer la « solidité » des liens de « solidarité » entre associations, soudées pour exercer leur liberté d’expression malgré leur diversité d’action.L’équipe d’animation de la campagne BDS France
Les succès de la CampagneDeux femmes étatsuniennes s’engagent, chacune à leur façon :

  • Alice Walker, auteure de la Couleur pourpre a refusé l’autorisation d’une traduction de son œuvre primée, évoquant ce qu’elle appelle l’« État apartheid » d’Israël.
Ça bouge !
  • Dernières interpellations de la campagne BDS aux chanteurs du groupe Tandem et à Richard Bona pour leur visite prévue au Festival de Jazz d’Eilat.

Boîte à outils

En image

Les pendules à l’heure

  • Certains disent : « Le boycott est une démarche trop radicale ! »
  • Nous répondons : « Au contraire ! Le 4 juillet, Omar Barghouti a tenu un discours très explicite à la Cité internationale de Lyon pour rappeler que le boycott est le niveau 1 de notre engagement. Se prémunir de toute complicité avec la politique israélienne, c’est le minimum de ce que nous pouvons et devons faire, individuellement et collectivement. Ensuite viennent des niveaux d’engagement plus impliquant de solidarité active auprès des Palestiniens. »

Lire l’article d’Omar Barghouti « Les Palestiniens veulent toute la panoplie des droits ».

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25 juillet 2012

[Info-Palestine] –  Contre vents et marées, la cause palestinienne avance sur la bonne voie

Pendant de nombreuses décennies, des régimes laïques et quasi athées dans le monde arabe se sont servis de la cause palestinienne pour consolider leur mainmise tyrannique sur leur pays et leur peuple. Le résultat net est un gigantesque fiasco pour l’Oumma (la communauté musulmane) tout entière, dans tous les domaines imaginables. Ces régimes, corrompus à un point indescriptible, ont tourmenté et terrorisé leurs propres citoyens, tant et si bien que la crème de la crème de leur société a été obligée d’émigrer vers l’Occident ou d’autres pays, fuyant la terreur et la répression par leur État policier.

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25 juillet 2012

[Protection Palestine]- UE : l’Union européenne renforce ses relations avec Israël contre les droits des palestiniens

UE : l’Union européenne renforce ses relations avec Israël contre les droits des palestiniens

Communiqué du Parti communiste français

publié le mercredi 25 juillet 2012.

via[Protection Palestine]- UE : l’Union européenne renforce ses relations avec Israël contre les droits des palestiniens.

23 juillet 2012

[Info-Palestine] –  Les risques qu’il vaut la peine de prendre pour sauver la Palestine

Israël s’est servi des négociations de paix pour distraire l’attention de la communauté internationale de ses politiques tant ouvertes que cachées, pendant lesquelles il a étendu son contrôle à 62 % de la Cisjordanie.

Croissance d’une colonie illégale en Cisjordanie (sadaka.ie)

L’issue des négociations de paix et du conflit entre Israéliens et Palestiniens est irrationnelle et incongrue.

Les premières ont entraîné une population quadruplée dans les colonies « juifs exclusivement ». Par ailleurs, le conflit a contribué à la plus faible croissance de la paix – parfois même à son déclin – durant les périodes de troubles pendant la première et la deuxième Intifada.

via[Info-Palestine] –  Les risques qu’il vaut la peine de prendre pour sauver la Palestine identifiant_article = 12449;.

21 juillet 2012

Ramadan 2012 : boycottons massivement les dattes israéliennes

Beaucoup de dattes vendues en France provenant d’ »Israël » sont en fait cultivées en territoires occupés palestiniens, en particulier dans la Vallée du Jourdain, mais profitent en effet à l’économie de l’occupant israélien. Ne cautionnons pas la colonisation !
- Toutes les infos sur le site BDS-France

Voici tout le matériel nécessaire pour identifier les produits concernés et sensibiliser les commerçants ainsi que les clients à des achats qui ne cautionnent pas l’occupation israélienne.

Vous pouvez trouver les affiches, tracts, etc. ici

20 juillet 2012

Israël. La libération d’un footballeur palestinien souligne la nécessité d’en finir avec la détention sans inculpation | Amnesty International France

« Si la libération tant attendue de Mahmoud al Sarsak est un immense soulagement pour sa famille et ses amis, elle n’indique en rien un changement fondamental dans l’application de la détention administrative en tant que politique d’État, a estimé Ann Harrison, directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International. En fait, elle ne fait que souligner à quel point ce type de détention est injuste, arbitraire et secrète.

« Israël doit immédiatement cesser de recourir à la détention administrative et libérer tous les Palestiniens détenus en vertu de dispositions légales qui permettent son application, ou les inculper et les juger de manière équitable devant une cour de justice qui respecte les normes internationales. Plus particulièrement, il convient d’abroger la loi relative aux combattants illégaux. »

viaIsraël. La libération d’un footballeur palestinien souligne la nécessité d’en finir avec la détention sans inculpation | Amnesty International France.

19 juillet 2012

Palestine/Israël : l’insupportable statu quo sioniste Pierre Stambul

Palestine/Israël : l’insupportable statu quo sioniste

Les dirigeants sionistes ont pu dans le passé se diviser sur la stratégie à suivre. Mais ils ont toujours été unis sur leur finalité : transformer les Palestiniens en indigènes marginalisés qui ne seraient plus en situation de revendiquer leurs droits.

L’OAS au pouvoir

La chasse aux Africains est ouverte en Israël. Le ministre de l’Intérieur Eli Yishaï, membre du Shass (un parti intégriste « séfarade ») déclare tranquillement : « la plupart des gens qui arrivent sont musulmans et pensent que le pays ne nous appartient pas, à nous les Blancs ». Eli Yishaï a des parents venus de Tunisie. Il oublie que ceux-ci ont été traités de « Schwartz » (Noirs) par d’autres racistes israéliens qui les trouvaient inassimilables.

Député de « l’Union Nationale », un parti d’extrême droite, Aryeh Eldad suggère qu’on ouvre le feu sur les « infiltrés » (= les Noirs). Israël n’est bien sûr pas le seul pays dont les dirigeants ont des comportements ignobles vis-à-vis des immigrés. Simplement au nom du sionisme, le racisme à l’état pur n’y avance plus masqué.
Benyamin Nétanyahou souligne que ces Africains portent atteinte au « caractère juif de l’Etat ». Il fait construire plusieurs centres de rétention dans le désert du Néguev, un mur électrifié entre Gaza et la Mer Rouge et il s’oppose à la scolarisation des enfants d’immigrés.
À Tel-Aviv, des milliers de pogromistes en herbe ratonnent aux cris de « Israël est pour les Juifs et le Soudan pour les Soudanais ».
Quand le racisme se mêle à l’intégrisme, la parole n’a plus de limite : Shmuel Eliyahu, grand rabbin de Safed a exhorté les Juifs à refuser de louer tout appartement à des Arabes. Ovadia Yosef, fondateur du Shass, en a rajouté une couche : « vendre à un non-juif, même très cher, est interdit ». Il avait déjà expliquait que les Palestiniens étaient des serpents et que la Torah disait qu’on pouvait tuer leurs femmes, leurs enfants, leurs troupeaux …

Dans les prisons israéliennes, il y a 4700 prisonniers politiques palestiniens. Tous les partis politiques sont touchés : Marwan Barghouti (Fatah), le président du Parlement (Hamas) et toute la direction politique du FPLP sont en prison. 2000 de ces prisonniers ont mené une grève de la faim d’un mois. Ils ont gagné sur leurs revendications : fin de la détention administrative (qui permet la détention illimitée sans jugement), des mauvais traitements et de l’isolement, droit de visite pour les familles de prisonniers originaires de Gaza. Dès la fin de cette grève ignorée par les médias occidentaux, Israël a violé l’accord.

Le pouvoir fait savoir aux Palestiniens d’Israël qu’ils n’ont aucun droit. Un de leurs dirigeants, Ameer Makhoul a été condamné à une lourde peine de prison pour « espionnage ». Les terres des Bédouins du Néguev ont été presque toutes confisquées. Les destructions de villages jugés « illégaux » sont incessantes. Le KKL (fond national juif) a même organisé un stage de formation un peu spécial pour des lycéens : « comment détruire un village bédouin sous la protection de l’armée ».

Occupation, colonisation, apartheid, racisme, fragmentation de la Palestine …
Chaque jour de nouveaux logements sont construits à Jérusalem Est ou en Cisjordanie. Des colonies dites « illégales » sont légalisées. On sait depuis belle lurette que l’armée protège systématiquement les colons et les aide à construire ou à attaquer la population palestinienne. Fin avril, les colons « illégaux » de Yitzhar ont attaqué avec des armes à feu des écoliers palestiniens rentrant de l’école. Présente, l’armée … a protégé les colons.
Régulièrement, des maisons palestiniennes sont occupées ou détruites.

À Gaza, le blocus continue et les méthodes meurtrières déjà utilisées contre les flottilles précédentes venues briser le blocus sont aujourd’hui bien rodées.

La troisième session du tribunal Russell réunie au Cap (Afrique du Sud) en novembre 2011, a conclu que l’Etat israélien est coupable du crime d’apartheid vis-à-vis du peuple palestinien. La moitié des 12 millions d’habitants qui vivent entre Mer Méditerranée et Jourdain sont palestiniens. Ils sont privés de tout : de travail, de terres, de logements, d’eau, de droits politiques … Le jugement du tribunal Russell a été ignoré des médias occidentaux qui continuent de propager la fiction « d’Israël seule démocratie du Proche-Orient ».
La stratégie israélienne vise à fragmenter les Palestiniens. Ils sont à la fois enfermés dans des espaces de plus en plus réduits et soumis à des statuts différents : Gaza, Jérusalem Est, la Cisjordanie (elle-même fragmentée en trois zones, la zone C étant de fait annexée), les Palestiniens d’Israël (avec des discriminations particulières contre les Bédouins), les réfugiés. Toute solution politique qui ignorerait cette fragmentation, ferait le jeu de l’occupant.

Consensus sioniste et impunité

Il y a belle lurette que le sionisme a gommé les différences idéologiques. La coalition que dirige Nétanyahou avec Lieberman regroupe toute l’extrême droite laïque et religieuse et surtout les représentants des colons. Ehud Barak, mouillé dans divers scandales et auteur de crimes de guerre pendant le massacre de « Plomb Durci » a quitté un parti travailliste moribond et il est toujours ministre. Le parti Kadima, fondé par Sharon, a d’abord nommé à sa tête un général poursuivi pour crimes de guerre (Shaul Mofaz) avant de rallier le gouvernement Nétanyahou. Une nette majorité de la Knesset (le Parlement) a voté pour la levée de l’immunité parlementaire d’Haneen Zoabi, députée palestinienne du Balad (un parti qui défend les droits des Palestiniens d’Israël) qui était sur le Mavi Marmara, le ferry-boat turc mitraillé.
En Israël, l’opinion pense que le rapport de force est tellement favorable que tout est permis. La transformation de la Palestine en bantoustans encerclés et éclatés devrait être éternelle pour cette opinion. Ce sentiment est renforcé par l’attitude de la « communauté internationale ». Le refus de l’ONU d’admettre la Palestine en son sein a montré que la solidarité occidentale et surtout américaine sera sans fin. Elle est sans fin en toute connaissance de cause : les dirigeants occidentaux sont totalement liés à cet Etat d’Israël surarmé, morceau d’Occident en plein Proche-Orient et pièce maîtresse pour le contrôle de la région. Un Etat d’Israël vivant en paix et sur un pied d’égalité avec ses voisins ne les intéresse pas. Israël continue de recevoir de nombreux investissements étrangers. Cette économie où 60% du budget est consacré à l’armement et aux technologies de pointe est performante pour les maîtres du monde. Dernière preuve éclatante de cette complicité : l’invitation par le Parlement européen du dirigeant d’un bloc de colonies (Shomron).

La Bourse de Tel-Aviv continue de flamber. L’ultralibéralisme continue de démanteler la protection sociale. Une partie de la population israélienne exprime des sentiments de refus ou s’engage dans des luttes (le mouvement des « tentes », les mouvements féministes ou ceux qui défendent les homosexuels), mais seule une toute petite minorité refuse le colonialisme et a fait la jonction avec les Palestiniens. Les lois se multiplient en Israël criminalisant toutes celles ou ceux qui refuseraient de reconnaître le caractère « juif et démocratique » de l’Etat ou qui prôneraient le boycott d’Israël.

La mécanique bien rodée qui consiste à traiter d’antisémite quiconque critique Israël fonctionne à fond. Le « complexe de Massada » a fait le reste. La population israélienne est persuadée dans sa majorité que les victimes ont été, sont, et seront toujours les Juifs, que les Palestiniens poursuivent l’œuvre d’Hitler, et que les dirigeants israéliens « n’ont pas le choix ».
Aucune des mesures qui furent appliquées à l’Afrique du Sud de l’apartheid n’est appliquée vis-à-vis d’Israël. La construction du Mur qui balafre la Cisjordanie et la colonisation ont été déclarées « illégales ». Et pourtant les colonies déversent leurs produits à tarif détaxé sur les marchés européens. Les rapports sur les violations des droits des Palestiniens se multiplient. Et pourtant, la « communauté internationale » a sanctionné la population de Gaza, coupable d’avoir « mal » voté ou la Syrie, mais jamais Israël. La quasi-totalité des dirigeants israéliens sont coupables de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. Ils sont pourtant reçus partout avec les honneurs.
La mesure qui avait le plus touché les dirigeants racistes sud-africains avait été l’exclusion de leur pays des Jeux Olympiques. Au Proche-Orient, on en est loin : Israël organisera l’an prochain les championnats d’Europe junior de football alors qu’un des footballeurs palestiniens (Mahmoud Sarsak), arrêté arbitrairement, risque de mourir de sa grève de la faim.

Palestine, la fin des illusions

Que reste-t-il de la gigantesque escroquerie qu’ont constituée les accords d’Oslo ? Rien, ou plutôt si : « l’Autorité palestinienne ». Arafat avait imaginé un processus compréhensible, intitulé « la Paix contre les territoires ». Il avait pensé pouvoir signer « la paix des braves » avec une branche du sionisme, celle des pères fondateurs réputés « socialistes ». Ces « socialistes » ont pourtant trempé dans tous les crimes perpétrés contre le peuple palestinien, de l’expulsion préméditée de 1948 à la colonisation de 1967 en passant par la construction du Mur, les massacres de Gaza ou du Sud Liban etc…

Non seulement l’Autorité palestinienne ne sera jamais l’embryon d’un Etat palestinien digne et viable, mais elle n’a pas su ou pu éviter le rôle qui lui avait été véritablement assigné par les accords : celui d’être une institution clanique (puisque redistribuant des subsides venus de l’étranger dans une société dont l’économie est presque entièrement détruite) et un instrument de collaboration avec l’occupant

. L’Autorité assume son rôle de police et de garante « d’accords » qui n’ont plus aucun sens. Mahmoud Abbas et le Fatah ont accepté toutes les humiliations, toutes les pseudo négociations sous direction américaine. Leur but principal a sans arrêt été la récupération de Gaza face au Hamas. Il est significatif que les deux dirigeants qui ont publiquement regretté la chute de Moubarak ont été Abbas et Nétanyahou. Depuis fort longtemps, l’Autorité palestinienne subit sans pouvoir réagir une annexion qui n’est plus rampante (la frontière internationalement reconnue n’existe plus), des incursions quotidiennes et des destructions de maison. Elle continue de revendiquer un mythe (un Etat palestinien aux côtés d’Israël sur 22% de la Palestine historique siégeant à l’ONU) alors que l’occupant a totalement détruit la faisabilité de ce projet et que tout est fait pour que l’installation de plus de 500000 colons soit irréversible.

La nomination de Salam Fayyad comme Premier ministre palestinien est significative. L’ancien homme du FMI a pour programme de mettre entre parenthèses la question de l’occupation en développant une bourgeoisie d’affaires. Ramallah se couvre de grands hôtels pendant que le reste de la Palestine s’enfonce dans la pauvreté et le désespoir.

Le Hamas a réussi à survivre malgré l’hostilité de la communauté internationale et sa complicité avec Israël. Mais sa stratégie est dans l’impasse. Isolé et de plus en plus autoritaire face au pluralisme de la société palestinienne, il n’a aucune perspective à offrir. Il y a deux ans, des jeunes Gazaouis avaient lancé un appel sur Internet : « merde à l’occupation, merde à l’Amérique ». Ils y avaient ajouté : « merde au Fatah, merde au Hamas ». Le processus révolutionnaire en Egypte a certes allégé la violence du blocus mais la revendication de liberté, d’égalité sociale et dignité exprimée dans les rues du Caire ne correspond pas vraiment aux valeurs du Hamas.

L’autre Palestine

Fatah et Hamas ne sont pas les seuls partis politiques palestiniens. Il y a une floraison de petits partis politiques de gauche. Le FPLP a abandonné la lutte armée depuis longtemps. Il a acquis et conservé un grand prestige grâce au courage opiniâtre de ses militantEs. Il est à la tête de quelques municipalités (dont celle de Bethléem) et anime plusieurs camps de réfugiés. On l’a vu organiser des manifestations gigantesques à Gaza contre la division palestinienne. Il commence à y avoir une relève générationnelle dans ce parti.
D’autres dirigeants politiques de la gauche palestinienne ont conservé une influence certaine, comme Mustapha Barghouti qui s’était présenté contre Abbas lors des dernières élections présidentielles.
Si la Palestine ne plie pas malgré le rouleau compresseur colonial, c’est avant tout parce qu’il y a dans la « société civile » une floraison d’associations. Elles sont de toutes sortes : associations de paysans, d’artisans, d’aide aux plus démunis, associations organisant les camps de réfugiés, comités populaires luttant contre le Mur de l’apartheid, associations soutenant les prisonniers, les femmes battues … La société civile pratique une résistance non armée (terme plus correct que non violente) avec des manifestations régulières contre le mur, les incursions des colons et les confiscations de terre. En face, l’armée israélienne fait preuve d’une violence extrême. Déjà 36 manifestantEs sont tombéEs, victimes de tirs de toute sorte et d’armes nouvelles.

L’avancée de la colonisation et la disparition de la « ligne verte » (la frontière internationalement reconnue) font qu’on est rentré de fait dans une lutte contre l’apartheid et les discriminations et pour l’égalité des droits dans un espace unique, de la Méditerranée au Jourdain..
En 2005, 172 associations palestiniennes, constatant que la demande de reconnaissance d’un Etat palestinien était une impasse totale, ont lancé un appel mondial pour le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions). Les trois revendications avancées sont la fin de l’occupation et de la colonisation, l’égalité des droits et le droit au retour des réfugiés. On remarquera que ces revendications sont plutôt en contradiction avec la « solution à deux Etats » qui sacrifie les Palestiniens d’Israël et les réfugiés.

En fait, l’appel au BDS privilégie les revendications et les formes de lutte sur une solution politique « à froid ».
L’appel au boycott concerne tous les domaines : commercial, économique, culturel, académique, sportif, politique … et il commence à remporter de grands succès.

Le retour au crime fondateur
La guerre entre Israël et la Palestine n’a pas commencé en 1967. Les Palestiniens avaient fait une concession énorme en limitant leur revendication à 22% de la Palestine historique. L’occupant a consciemment détruit toute possibilité de réaliser ce projet et les Palestiniens qui y croient encore sont de plus en plus rares. Comme nous l’expliquait un Palestinien, représentant de la communauté des Palestiniens d’origine africaine de Jérusalem (en tournée en France) : « ceux qui défendent l’idée de deux Etats, c’est qu’ils n’ont jamais été en Palestine ».
Le crime fondateur (l’expulsion de 800000 Palestiniens de leur propre pays) a eu lieu en 1948 et le projet sioniste du « transfert » (l’expulsion) était déjà à l’œuvre depuis bien longtemps.

Le débat sur le sionisme n’est pas un débat académique. Cette idéologie nie l’existence et la légitimité du peuple palestinien sur sa terre. Elle propage le mythe meurtrier de l’exil et du retour des Juifs dans « leur pays ». La question de l’existence d’un Etat juif est centrale. Dans un tel Etat, les non Juifs deviennent des étrangers dans leur propre pays, privés de tout droit. Le mythe d’une coexistence avec un Israël sioniste s’est écroulé. Les Palestiniens n’ont pas et n’auront jamais dans le cadre du sionisme des partenaires pour une paix fondée sur l’égalité des droits.

Du coup, il y a un raidissement et une crispation chez de nombreux milieux juifs, même modérés. Il faut délégitimer Israël et c’est pour eux insupportable. Pourtant la réalité est têtue comme l’a exprimé le tribunal Russell en qualifiant d’apartheid ce qui est à l’œuvre.
Dans leur livre « Un Etat commun entre le Jourdain, et la mer », Eric Hazan et Eyal Sivan opposent à l’idée de deux Etats celle d’une utopie réaliste : l’Etat commun. Cette idée n’est sans doute pas encore hégémonique en Palestine, mais elle progresse et en tout cas, les luttes de résistance ne se situent plus dans le cadre de la revendication d’un Etat palestinien. Il faut d’ailleurs se souvenir que quand l’OLP avait décidé en 1988 d’accepter l’Etat d’Israël dans ses frontières d’avant 1967, il y avait eu de grandes résistances (Edward Saïd, le FPLP …) et l’ancienne revendication « d’un seul Etat laïque et démocratique » n’a jamais disparu.

La situation du peuple palestinien est actuellement dramatique. Mais elle n’est pas désespérée. Le projet central du sionisme, leur expulsion, a (sans doute définitivement) échoué. Le projet sioniste consiste essentiellement à gagner du temps et à institutionnaliser l’apartheid. Dans le consensus OAS qui est au pouvoir, tout sera utilisé : l’argument syrien (« il y a de vraies dictatures dans la région, pourquoi s’attaque-t-on à Israël ? ») ou l’argument iranien avec la menace régulièrement répétée d’une « attaque préventive ».

Pour l’instant, l’Etat d’Israël est globalement impuni. Il est protégé par les Etats-Unis et l’Europe. Rien n’est immuable au Proche-Orient. Une grande lutte anti-apartheid est en train de naître et de se développer. Dans le Sud des Etats-Unis ou en Afrique du Sud, de telles luttes avaient duré des dizaines d’années. Mais elles avaient partiellement abouti.

Pierre Stambul

17 juillet 2012

Le prisonnier Akram Rikhawi risque de décéder à tout moment : la newsletter de la CCIPPP 34

 

LA 173ème Mission CCIPPP est en Palestine.
Deux Montpelliéraines en font partie…

Lire les compte rendus : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11894


Avec Éric Cantona, Noam Chomsky, Ken Loach : Contre la tenue de l’Euro des moins de 21 ans en Israël !

Dans une lettre rendue publique à l’occasion de l’Euro de football, Éric Cantona, Noam Chomsky et Ken Loach observent avec satisfaction que «certains membres de gouvernements ont décidé de boycotter les matchs de groupe en Ukraine en raison des violations des droits humains observées dans ce pays. » avant de demander « pourquoi les mêmes acteurs sont-ils si silencieux quand Israël reçoit l’Euro 2013 des moins de vingt-et-un an ? Le racisme, les violations des droits de l’homme et les violations flagrantes du droit international sont des faits quotidiens dans ce pays.»

Le maintien d’Israël comme pays organisateur de l’Euro 2013 des moins de 21 ans est d’autant plus surprenant qu’en 2010, Michel Platini, président de l’UEFA (Union of European Football Associations), avait menacé Israël de sanctions sportives, en raison des restrictions imposées pour les allers et venues des sportifs palestiniens, et des difficultés à pouvoir importer des équipements sportifs. Michel Platini avait alors déclaré « Israël n’a qu’un seul choix : laisser le sport palestinien se développer, ou il doit assumer tout seul les conséquences de son attitude ».

Il serait donc inadmissible qu’Israël puisse organiser l’Euro 2013 des moins de 21 ans, alors que rien n’a changé dans la situation d’apartheid imposée aux Palestiniens.

Israël ne respectant pas les droits fondamentaux des Palestiniens, ni le développement du sport en Palestine, la Campagne BDS France lance une pétition demandant à l’UEFA et à son président Michel Platini que l’Euro 2013 des moins de 21 ans ne se tienne pas en Israël:

Signez la pétition !

campagnebdsfrance

Le prisonnier Akram Rikhawi risque de décéder à tout moment … Appel pour sa libération

vendredi 6 juillet 2012 – 07h:58

Al-Akhbar

Deux groupes de défense des droits de l’homme ont lancé un appel urgent pour la libération d’un prisonnier palestinien à son 85e jour grève de la faim dans une prison israélienne.
Lire la suite : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=12389
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SARSAK : Retour à Gaza d’un ex-détenu palestinien d’Israël en grève de la faim

RAFAH (Territoires palestiniens) – Le footballeur palestinien Mahmoud Sarsak, détenu en Israël après avoir observé une grève de la faim de près de trois mois, est arrivé libre mardi après-midi à son domicile à Rafah dans le sud de la bande de Gaza, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Mahmoud Sarsak, 25 ans, espoir du football palestinien qui a passé près de deux ans en détention administrative en Israël, a été accueilli comme un héros par des centaines de Palestiniens.

Ma libération est une victoire non seulement pour moi mais pour le peuple palestinien et les détenus palestiniens détenus dans les prisons de l’occupant, a-t-il affirmé. Il a appelé le Fatah, le mouvement du président Mahmoud Abbas, ainsi que le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, à manifester une plus grande solidarité envers les Palestiniens détenus par Israël.

Auparavant il avait franchi en ambulance le poste frontière de Beit Hanoun, où l’attendaient sa famille ainsi des centaines de personnes, brandissant des drapeaux et des photos de prisonniers palestiniens.

Je ne peux pas dire à quel point je suis joyeux et en même temps je n’oublie pas les cris des détenus encore dans les prisons israéliennes, a-t-il déclaré à son arrivée.

Mahmoud Sarsak a été conduit, accompagné par la foule, à l’hôpital Chifa de la ville de Gaza pour y subir des examens médicaux.

La volonté du peuple est invincible, a affirmé devant la presse à l’hôpital Chifa, Nafez Azzam, un dirigeant du mouvement radical Jihad islamique, auquel appartient Mahmoud Sarsak.

Le 18 juin, son avocat avait annoncé que Mahmoud Sarsak avait conclu un accord avec l’administration pénitentiaire israélienne pour cesser sa grève de la faim en échange de l’engagement d’être relâché le 10 juillet.

Amnesty International a salué dans un communiqué cette libération mais souligné qu’elle ne traduisait aucun changement fondamental dans l’utilisation par les autorités israéliennes de la détention administrative.

L’ONG a réclamé la libération de deux autres prisonniers grévistes de la faim, Samer al-Barq et Hassan Safadi.

La détention administrative, héritée du mandat britannique sur la Palestine, autorise l’incarcération sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

Le sort de Mahmoud Sarsak a ému non seulement les organisations de défense des droits de l’Homme, mais aussi les instances du football, dont la Fifa, qui avait exhorté la fédération israélienne à intervenir.

Arrêté le 22 juillet 2009 par les forces israéliennes au terminal d’Erez, entre la bande de Gaza et Israël, alors qu’il allait jouer pour le club de Balata, dans le nord de la Cisjordanie, il était depuis détenu comme combattant ennemi.

(©AFP / 10 juillet 2012 19h48)

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Comment l’obsession de la « non-violence » nuit à la cause palestinienne

Linah Alsaafin (The Electronic Intifada). Traduction JPB (CCIPPP)
publié le vendredi 13 juillet 2012.

Photo : Les Palestiniens ne doivent pas adapter leur résistance aux goûts de la classe oppressive et de ses supporters. (Mahfouz Abu Turk / APA images)

http://electronicintifada.net/conte…

10 Juillet 2012

Ces dernières années, le discours occidental autour de la cause palestinienne a employé quelques adjectifs nouveaux – et superficiels – pour décrire la résistance palestinienne : résistance palestinienne « non-violente », résistance palestinienne « pacifique », résistance palestinienne « populaire », résistance palestinienne « non armée ». Et la si bien vue résistance palestinienne « à la Gandhi »

Ce discours a été adopté par les comités de résistance populaire palestiniens, nés après le succès du village occupé de Budrus qui s’est lancé dans des protestations populaires et est parvenu à récupérer 95 % des terres expropriées par le mur d’apartheid israélien en 2003. Toutefois, la concentration obsessionnelle et fétichiste sur un certain type de résistance a, d’une manière ou d’une autre, contribué à délégitimer les autres formes de résistance, tout en fermant simultanément la discussion sur ce qu’est réellement la résistance populaire.

Lire la suite : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11907

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Le début de la fin pour Abbas ?

Maath Musleh – Al-Akhbar
publié le samedi 7 juillet 2012.

L’Autorité palestinienne – un sous-produit d’Oslo – commence à perdre la tête.

La leçon que nous avons apprise des soulèvements arabes, c’est que lorsqu’un gouvernement perd le sens commun, il commence à commettre des erreurs. Il écrit finalement la fin de sa propre histoire par une série d’erreurs commandées par l’équilibre de la peur imposée sur le terrain depuis si longtemps.

Lire la suite : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article11894

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Lyon du 4 au 7 juillet 2012

6 juillet 2012

Université d’été du CRID

Module 11 –Palestine-

Atelier 1 : L »APARTHEID, NEGATION DE L’HUMANITÉ

Atelier 2 : LE BDS, STRATÉGIE DE LUTTE POUR LES DROITS FONDAMENTAUX

Atelier 3 : « LES DROITS FONDAMENTAUX, CONDITION DE L’HUMANITÉ »

La défense des droits fondamentaux des Palestiniens et la défense des droits universels

 

Mireille Fanon-Mendes-France

Membre du BN de l’UJFP

Fondation Frantz Fanon

Lire l’article : http://frantzfanonfoundation-fondationfrantzfanon.com/?p=1565

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15 juillet 2012

[Protection Palestine]- La 173ème mission est en Palestine

La 173ème mission est en Palestine

 

Dimanche 8 juillet. Tout le monde se retrouve à l’hôtel

Le compte est bon, nous sommes bien 6, arrivés tour à tour entre samedi après-midi et dimanche matin. Le passage à l’aéroport de Tel-Aviv était redouté, tant nous avions imaginé tout ce qui pouvait mal se passer. 4 d’entre nous passent étonnamment facilement (hormis quelques questions posées par des passagers de l’avion et suscitant des interrogations sur leur honnêteté). Nous pensions que les deux Arabes de notre groupe en auraient pour leur compte mais Nora ne fait l’objet d’aucun contrôle. Lætitia part contre doit justifier ses connaissances arabes. Tarik, comme on s’y attendait est interrogé, pendant 4 heures et ses bagages sont fouillés. Marie, elle, a perdu ses bagages, certainement restés à Rome.

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