Archive for juin 19th, 2012

19 juin 2012

Communiqué sur le colloque Israël face aux défis du droit.

Voici le communiqué de la Campagne BDS concernant le colloque « Israël face aux défis du droit »

« ISRAËL FACE AUX DEFIS DU DROIT » : … DE QUEL DROIT ??

Le site de l’ambassade d’Israël annonce :

A l’initiative du Département juridique du Ministère israélien des Affaires étrangères, le colloque « Israël face aux défis du droit » se tiendra à Paris le mercredi 20 juin 2012.

Des experts juridiques israéliens, français et européens de haut niveau se réuniront et participeront activement à cette rencontre d’experts destinée à la mise en place de nouveaux projets de coopérations et d’échanges européens.

Après New-York et Londres, l’objectif de la conférence de Paris, totalement inédite, est de mettre en lumière les divers aspects et les nombreux défis juridiques auxquels Israel est confronté actuellement, ainsi que de fournir des ressources opérationnelles et professionnelles de premier plan pour répondre à ces enjeux.

Cette offensive est une tentative dérisoire pour contrer les innombrables condamnations internationales de la politique de l’Etat d’Israël et le développement continue de la Campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit international)

En France même, où les défenseurs de la politique coloniale, d’apartheid et d’épuration ethnique de l’Etat d’Israël sont pourtant très virulents, quatre jugements consécutifs pour les lesquels les prévenus étaient des militants de BDS ont statué que BDS n’est pas illégal.

Face au colloque annoncé par l’ambassade d’Israël, nous avons des doutes sur les motivations des experts de « haut niveau » qui parviendraient à justifier la violation constante du droit international par cet Etat, et notamment :

Ø la non application de la résolution 194 de l’ONU pour le doit au retour des réfugiés et leur droit à des compensations financières

Ø les très nombreuses condamnations de la colonisation de la Cisjordanie

Ø la condamnation du blocus de Gaza

Ø les crimes de guerre, voire crimes contre l’humanité

Ø le régime illégal des prisonniers politiques

Ø les lois racistes contre les Palestiniens d’Israël

Ce colloque n’est qu’un jalon dans un projet de renforcement de la coopération entre les barreaux d’Israël et de France. Nous ne sous-estimons pas les capacités belliqueuses de l’Etat d’Israël et la complicité de la plupart des Etats occidentaux, mais nous espérons que beaucoup d’acteurs du monde judiciaire ne se laisseront pas embarquer dans cette sinistre politique.

L’Etat d’Israël cherche à inventer de nouveaux outils juridiques pour résister aux condamnations internationales : cela ne peut que nous encourager à continuer de développer le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) !

Paris, le 19 juin 2012

Campagne BDS France

CICP -21 ter rue Voltaire – 75011 Paris

campagnebdsfrance – http://www.bdsfrance.org/

BDS Isra�l face aux d�fis du droit.doc

19 juin 2012

Mahmoud Sarsak a gagné sa libération !

Nous devons être à la hauteur des sacrifices qu’il a consenti et prendre à bras le corps le combat engagé pour empêcher que le championnat d’Europe des Espoirs 2013 se tienne à Tel Aviv !!
CCIPPP34

 

Par Maan News
site ISM

Mahmoud al-Sarsak, en grève de la faim dans une geôle israélienne depuis 92 jours, a accepté de recommencer à s’alimenter aujourd’hui suite à un accord qui verra sa libération le 10 juillet, a déclaré son avocat. Mohammad Jaberein a dit qu’al-Sarsak avait signé l’accord pendant sa visite au prisonnier aujourd’hui. Les autorités pénitentiaires de l’occupation ont demandé à al-Sarsak de manger quelque chose en leur présence pour ratifier l’accord, après quoi il a pris un morceau de chocolat, a dit Jaberein.

Selon l’accord, al-Sarsak restera en prison à la clinique de Ramle jusqu’à sa libération, le 10 juillet, a ajouté l’avocat. Le groupe « Médecins pour les Droits de l’Homme-Israël » dit que la clinique n’est pas équipée pour soigner les grévistes de la faim de longue durée ni pour gérer les risques lorsqu’ils recommencent à s’alimenter.

Le footballeur de 25 ans, originaire de la Bande de Gaza, est emprisonné par Israël sans inculpation ni procès depuis le 22 juillet 2009.

Il est le seul prisonnier détenu sous le statut de « Combattant illégal », dont Israël se sert pour séquestrer des Palestiniens de Gaza pendant des durées illimitées, sans accusation ni procès.

http://www.ism-france.org/communiques/Accord-de-liberation-Mahmoud-Al-Sarsak-arrete-sa-greve-de-la-faim-article-17105

19 juin 2012

Lettre Ouverte à la Ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur :Christophe OBERLIN – Professeur à l’Université PARIS VII

 

« Consternation, contravention à l’esprit de neutralité et de laïcité, vive émotion des étudiants et des enseignants »…La presse s’en saisit, des milliers d’internautes réagissent, des sanctions sont demandées. Diable, de quoi s’agit-il ?

Enseignant à la faculté de médecine Denis Diderot à Paris, j’ai depuis plus de trente ans participé en parallèle à mes activités de chirurgien et d’enseignant, à des activités de type humanitaire.

Et c’est à ce titre que les étudiants en médecine de la faculté sont venu me trouver il y a quinze ans : « Nous fondons une association humanitaire, donnez-nous des idées et des projets ». Quinze ans plus tard près d’un tiers des étudiants partent ainsi en mission au cours de leur cursus, certains programmes que j’ai initiés fonctionnent toujours, et certains de ces étudiants travaillent à temps plein dans de grandes ONG. Ce sont les mêmes étudiants de la faculté qui sont venus me voir il y a trois ans : « La faculté vient de créer des certificats optionnels, lancez un certificat de Médecine Humanitaire ». Et ce certificat optionnel fonctionne depuis trois ans, avec un certain succès : 85 inscrits cette année.

Alors de quoi s’agit-il ? Tout d’abord il s’agit d’un certificat optionnel. Personne n’est obligé de s’y inscrire. L’intitulé initial de ces certificats était : « certificats optionnels obligatoires ». Ce qui signifie que les étudiants doivent obligatoirement valider un certain nombre de ces certificats, mais que l’éventail du choix est plus large que le nombre à valider. La formule « Certificat Optionnel Obligatoire » n’étant pas très heureuse, elle a été par la suite remplacée par la formule « Certificat Complémentaire Obligatoire ». Il n’en demeure pas moins que nul n’est obligé de s’inscrire au cours de son cursus au certificat de Médecine Hu! manitaire dont j’ai la responsabilité.

Quel est le programme ? J’ai essayé de sortir du cadre des cours magistraux de médecine où quelques étudiants mutiques se collent en haut de l’amphithéâtre, enregistrent le cours et le diffusent aux absents qui le « bachoteront » la veille de l’examen. Le titre des enseignements est d’ailleurs « Conférences ouvertes ». Vingt heures d’enseignement, dix cours de deux heures avec à chaque fois plus de trente minutes de discussions avec les étudiants.

J’anime moi-même la totalité des cours et des discussions, quels que soient les thèmes et les orateurs. Et mon message répété maintes fois aux étudiants est : « Laissez tomber vos crayons, on vous demande d’être présents,! d’écouter, de réfléchir et de participer ».

Alors on écoute parler un psychiatre ou un journaliste du choc psychologique post traumatique. Les nouveaux enjeux de l’action humanitaire sont évoqués. Des logisticiens parlent de l’approvisionnement en eau, des médecins de l’hygiène dans les camps de réfugiés, de la transfusion sanguine, de la gestion d’une pharmacie improvisée.

Il y a des cours techniques sur le traitement des fractures ou l’anesthésie en situation précaire. Mais aussi des sujets plus généraux comme « Médecine humanitaire et formation », ou encore « Humanitaire et développement » ou « Humanitaire et culture ». Ou encore « l’Humanitaire hexagonal » : eh oui, dans la France du XXIème si! ècle, une partie de la médecine de soins et de prévention reste le lot des organisations humanitaires… Et un cours, donné par un membre chevronné d’Amnesty International, est évidemment consacré au Droit Humanitaire.

Ainsi les étudiantes et les étudiants (il y a une forte majorité féminine, et c’est d’ailleurs celle-ci qui participe le plus, et de loin, aux discussions) ont la chance de pouvoir côtoyer et tisser des liens avec des orateurs et oratrices de premier plan : ancien présidents charismatiques d’associations mondialement connues, ancien directeur de l’Institut de Veille Sanitaire, membre fondateur d’une association ayant reçu le prix Nobel de la Paix, excusez du peu ! Et cet enseignement dure depuis trois ans, avec assez peu de modifications d’une année à l’autre, liées essentiellement au fait que j’ai d’autres sujets intéressants et d’autres orateurs de talents à introduire.

Alors évidemment qui dit enseignement universitaire dit contrôle des connaissances. Ce n’est pas un examen sélectif qui est proposé. Tout étudiant qui est simplement venu aux cours en ressort avec un bagage suffisant pour pouvoir passer l’examen avec succès.

Ainsi, pour la session de juin de cette année (les copies ont été corrigées avant la polémique), 80 étudiants sur 85 sont admis. Il y avait quatre questions : deux questions courtes « techniques », sur quatre points chacune. Deux questions longues, sur 6 points. La première : « Comment monter un projet humanitaire » et la seconde : un cas pratique de droit humanitaire tiré d’un rapport d’Amnesty International et déjà utilisé pour l’enseignement dans l! es facultés de Droit. Cas pratique qui avait été présenté sous forme strictement identique et discuté en cours, dans la plus grande sérénité. Les cas pratiques, appelés « cas cliniques » sont largement utilisés pour l’enseignement et les évaluations en médecine (comme pour l’examen final de fin des études médicales, le classique « internat »). De même que les questions à choix multiples où d’ailleurs aucune des propositions proposées par le jury d’examen n’est nécessairement exacte.

L’avantage des cas pratiques par rapport aux Questions à Choix Multiples est qu’on demande à l’étudiant de discuter chacune des réponses possibles, ce qui lui donne l’occasion de mon! trer ses connaissances et sa capacité d’analyse. Dans ce cas il ne s’agissait donc pas d’un QCM. Il était même précisé dans l’intitulé : « Question longue ».

Alors, que ce cas pratique, transmis par un étudiant anonyme (étudiant du certificat ou pas ?) au CRIF ait produit une réaction du même CRIF, rien de plus banal. Il y a longtemps que nombreux sont ceux, notamment dans le milieu des médias, qui font abstractions de ses outrances, et ce sera bien mon attitude.

Par contre, qu’un président d’université, sans avoir étudié l’enseignement dispensé, sans avoir contacté l’enseignant responsable, sans information autre que celle du CRIF, se permette de s’adresser en urgence à la presse, pose un premier problème. Et pour dire quoi ? Condamner un enseignant, parler de devoir de réserve et d’atteinte à la laïcité, provoquant le rire de tous les étudiants en droit de France ! Son intervention est évidemment politique, et s’il est un devoir de réserve, le président devrait sans doute montrer l’exemple !

Mon travail humanitaire dans de nombreux pays et depuis des décennies est connu. Mon travail à Gaza l’est aussi, ainsi que mon témoignage, qui a fait l’objet de plusieurs livres. Le dernier en date, « Chroniques de Gaza », est sorti il y a plus d’un an. Il a fait l’objet de plusieurs dizaines de conférences en France et à l’étranger, dans des locaux associatifs, des bibliothèques, des mairies, des universités, des grandes écoles, sans provoquer le moindre incident ! Et cependant, il y a à peine quelques semaines, une conférence, annoncée publiquement depuis plusieurs mois, devait avoir lieu un soir au lycée de Lannion (sous- préfecture des Côtes d’Armor). La veille le recteur de l’académie de Rennes a interdit cette conférence au motif « qu’il s’agissait d’une période électorale » !

Je ne savais pas que Gaza était un enjeu électoral à Lannion ! J’ai envoyé au recteur mon livre et une lettre aimable, dont j’espère recevoir une réponse. On voit en tous cas que, faute de pouvoir s’attaquer à mes écrits, on s’attaque à la personne.

Cette affaire excessive soulève plusieurs questions. La première est celle de la formation des responsables administratifs universitaires. Une formation minimum devrait sans doute être exigée dans les domaines de l’administration, de la gestion des ressources humaines, de la communication et du droit. On ne peut être surpris de déclarations absurdes provenant d’une personne, surement talentueuse, qui a passé une grande partie de sa vie à rédiger une thèse de physique sur « la théorie des avalanches » !

L’autre question soulevée est celle du droit d’enseigner, inscrit dans la constitution française, mais ceci est une autre affaire.

Christophe OBERLIN – Professeur à l’Université PARIS VII
Paris, 18 juin 2012.

19 juin 2012

Via the International Solidarity Movement Accord de libération : Mahmoud Al-Sarsak arrête sa grève de la faim

Accord de libération : Mahmoud Al-Sarsak arrête sa grève de la faim

Par Maan News

Mahmoud al-Sarsak, en grève de la faim dans une geôle israélienne depuis 92 jours, a accepté de recommencer à s’alimenter aujourd’hui suite à un accord qui verra sa libération le 10 juillet, a déclaré son avocat. Mohammad Jaberein a dit qu’al-Sarsak avait signé l’accord pendant sa visite au prisonnier aujourd’hui. Les autorités pénitentiaires de l’occupation ont demandé à al-Sarsak de manger quelque chose en leur présence pour ratifier l’accord, après quoi il a pris un morceau de chocolat, a dit Jaberein.

viaPalestine : the International Solidarity Movement.