21 janvier 2018

Samedi 03 mars 14h 30 : retour sur une saison a gaza maison des associations Orléans Rue sainte Catherine

Présentation du livre en présence de l’auteur VIVIAN PETIT

Ce livre est le fruit du voyage réalisé par l’auteur dans cette étroite bande de terre de février à avril 2013, période durant laquelle il a travaillé comme enseignant au Département de français de l’université Al-Aqsa.

Alors que l’annonce le mois dernier par Donald Trump du déplacement de l’ambassade américaine en Israël dans la ville Jérusalem n’a pas déclenché la nouvelle Intifada que d’aucuns pressentaient, l’auteur également militant international de la cause palestinienne pourra nous transmettre au cours de cette soirée des nouvelles fraîches de la situation sur place et quelques propositions pour exercer notre solidarité.

 

15 février 2018

Vendredi 30 Mars à 18 h Maison des associations – Salle Erasme 46 ter rue Sainte Catherine, 45000 Orléans Jérusalem : de quoi la décision de Donald Trump est-elle le nom ? Julien Salingue – Docteur en Science politique

http://www.juliensalingue.fr/2017/12/jerusalem-de-quoi-la-decision-de-donald-trump-est-elle-le-nom.html

« Les Palestiniens demeurent isolés et rien de bon ne va se produire dans les jours qui viennent, a fortiori dans la mesure où leurs manifestations subiront la répression d’un État d’Israël conforté dans ses positions maximalistes. L’heure est donc à la solidarité et, sans prétendre parler à la place des Palestiniens, à souligner que le discours du « règlement négocié sous l’égide des États-Unis » est, sans contestation possible, une fiction qu’il est temps de remiser dans les poubelles de l’histoire, l’heure étant plus que jamais aux sanctions contre Israël.  »

11 février 2018

D comme Désinvestissement de BDS – Mouvement pour une Alternative Non-violente

Source : D comme Désinvestissement de BDS – Mouvement pour une Alternative Non-violente

Ce samedi 10 février, le groupe BDS d’Orléans (composé du MAN, de Palestine 45, d’Orléans Loiret Palestine, UJFP et AL) a tracté devant une agence AXA pour protester contre son soutien à l’armée et l’économie israélienne, coupables de manquements meurtriers au droit international concernant les Palestiniens.

Désinvestir pour lutter contre la violence 

Nous pouvons, par notre action citoyenne, mettre fin aux discriminations en Israël Palestine et faire prévaloir le droit international

Nous demandons : 
• L’arrêt immédiat de la colonisation et de l’occupation des territoires palestiniens par Israël
• Le respect des droits fondamentaux de toutes les personnes vivant sur ces territoires
• De réelles négociations de paix dans le respect des résolutions de l’ONU, notamment le droit au retour (résolution 194).

AXA doit agir

Le « Code de déontologie professionnelle » du groupe AXA, établi en 2011, l’oblige à respecter les dix principes directeurs du Pacte Mondial des Nations Unies, inspirés de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

MAIS :

• AXA est actionnaire de trois banques israéliennes : Hapoalim, Leumi et Mizrahi Tefahot, impliquées dans l’infrastructure financière de toutes les activités de compagnies, d’agences gouvernementales israéliennes et de personnes liées au maintien de l’occupation.


• Par sa filiale AB, AXA conserve des investissements dans Elbit Systems, une des compagnies israéliennes majeures les plus impliquées dans l’occupation israélienne dans les Territoires occupés ; un rapport des Nations Unies sur l’attaque israélienne de Gaza en 2014, où plus de 2191 civils Palestiniens ont été assassinés, suggère que les actions d’Israël peuvent relever de crimes de guerre selon le droit international.


En investissant dans ces compagnies et ces banques, AXA est complice de la perpétuation de décennies de violations par Israël des droits humains palestiniens et du droit international, et cela en contradiction directe avec ses propres principes directeurs et les directives internationales.
Pour toutes ces raisons nous appelons AXA à désinvestir de toute implication et activités qui légitiment les violations du droit international par l’Etat d’Israël.

BDS rejette toute forme de racisme et ne vise aucune personne ou entité en raison de son identité.
http://www.bdsfrance.org/

6 février 2018

Les filles de Gaza marquent des points pour la liberté | Agence Media Palestine

Source : Les filles de Gaza marquent des points pour la liberté | Agence Media Palestine

Aseel Nawas, à droite, et Ghadir Shalabi, au centre, figurent parmi les 20 joueuses de l’équipe junior de football féminin de Khadamat al-Nuseirat. (Mohamed Hajjar)

Aseel Nawas est passionnée de foot. Après l’école et les devoirs, la première chose que la jeune fille de 15 ans fait est de se tenir au courant des dernières actualités footballistiques, surtout sur le Real Madrid, son équipe préférée.

Elle joue aussi. Tous les lundis et les jeudis, Assel s’entraine avec l’équipe junior féminine Khadamat al-Nuseirat dans le camp de réfugiés de Nuseirat au centre de la Bande de Gaza.

« Avant je jouais au foot dans le quartier avec mes amis » explique Aseel à The Electronic Intifada, à propos de sa passion qui s’est révélée à l’âge de 8 ans. « Le football est la meilleure chose qui me soit arrivée et j’espère qu’un jour je pourrais aller au Brésil car les femmes peuvent y jouer librement. »

Aseel, dont la famille s’est retrouvée réfugiée à Nuseirat après avoir été expulsée du village aujourd’hui démolit de Huj – un village au Nord-Est de Gaza – par les forces sionistes en 1948, fait partie des palestiniennes qui, de plus en plus nombreuses, envisagent de faire carrière dans le sport. Ce n’est pas un choix facile, d’autant plus que la Bande de Gaza est assez conservatrice.

Son équipe, les juniors, compte 20 joueuses et s’est établi en 2016, lorsque le club a annoncé qu’il voulait encourager les filles à s’inscrire, en partie motivées par le succès du sport féminin en Cisjordanie.

L’initiative a été coordonnée avec l’UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, mais le premier obstacle a été de convaincre les familles, d’après Hussam Abu Dalal, le responsable des relations publiques du club.

« Au début, ça a été difficile pour nous à cause de cette idée répandue dans la société que c’est un jeu réservé aux hommes, et les familles refusaient de laisser jouer leur filles » explique Abu Dalal.

Les membres du club ont alors pris l’initiative d’aller voir les familles chez elles afin de gagner leur confiance et de les motiver à donner à leurs filles l’opportunité de casser les préjugés sociaux. Finalement un certain nombre de filles se sont inscrites, nous dit Abu Dalal, et aujourd’hui les familles viennent régulièrement aux entrainements pour les encourager.

Un tournant

Le football féminin palestinien a réellement commencé en 2004, lorsque la première équipe nationale de football féminin s’est établie. De 2005 à 2008, des équipes locales ont commencé à fleurir en Cisjordanie, dont Sareyyet Ramallah, Baladna à Jéricho, et al-Assema. En 2008, le premier tournoi de football féminin a été organisé en Cisjordanie avec la participation de six équipes.

D’après l’Association palestinienne de Football, il existe 12 équipes de football de femmes en Cisjordanie, mais seulement six équipes juniors pour des joueuses âgées de 12 à 16 ans à Gaza.

Ghadir Shalabi, 16 ans, est milieu de terrain dans l’équipe de Khadamat al-Nuseirat mais a dû se battre bec et ongle avec sa famille pour pouvoir le faire.

« J’ai dû argumenter sérieusement, insister et promettre que le football n’affecterait pas mes études » explique Ghadir, dont la famille est originaire de Isdud, au Nord-Est de Gaza.

Le père de Ghadir, Muhammad Shalabi, 42 ans, explique qu’il n’était pas enthousiaste à l’idée qu’il y ait une équipe de foot féminin, surtout une équipe à laquelle appartiendrait sa fille.

« Maintenant, je vois bien qu’elle est différente » explique Muhammad à The Electronic Intifada. « Elle a tellement d’énergie, elle a organisé son temps pour pouvoir étudier et jouer au foot. Je suis fier d’elle. Je conseillerais à mes amis et à tout le monde de laisser leurs fils et leurs filles pratiquer le sport qu’ils et qu’elles aiment. »

Dans l’équipe de Ghadir, jouent les jumelles Maysa et Jumana al-Tawil, 12 ans, dont la famille est originaire de Al-Maghar, un village de la Palestine historique détruit par les forces sionistes en 1948. Toutes les deux jouent en défense et toutes les deux ne rêvent que de ramener une coupe internationale à la maison.

« Nous portons le même ruban » dit Maysa. « Avec le nom de notre club. Et tout ce dont nous parlons c’est de gagner un tournoi international et de rentrer à la maison avec la coupe. »

Des obstacles pour tous

Mais la compétition reste un rêve lointain, qu’elle soit internationale ou même nationale. La capacité à voyager est l’un des principaux obstacles au sport en Cisjordanie et à Gaza, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Tandis que l’argent, particulièrement dans la Bande de Gaza ruinée, est un problème constant, l’accès au monde extérieur condamne les sportifs(ves) palestiniens(nes) à vivre dans l’isolement.

Israël interdit les voyages que ce soit à l’étranger ou entre Gaza et la Cisjordanie, et a arrêté plusieurs athlètes quand ils ont essayé de le faire.

En Février, Khadamat al-Nuseirat a remporté un tournoi local et a attiré l’attention des clubs de Cisjordanie. L’équipe reste cependant coincée à Gaza depuis qu’Israël ne délivre pas de permis de voyager en Cisjordanie par le check-point d’Erez. Par conséquent, aucune équipe de Gaza ne participe au championnat national palestinien.

Et Israël n’est pas le seul obstacle. En Septembre, Khadamat al-Nuseirat a été invitée à s’entrainer et à jouer en Egypte. Mais le passage de Rafah, contrôlé par l’Egypte, au Sud de Gaza, reste généralement fermé et est difficile à passer même lorsqu’il est ouvert.  Une telle participation reste un rêve chimérique pour les jeunes ambitieux.

« Nous devons développer les capacités de nos sportives dans la Bande de Gaza » explique Ahmad Haroun, conseiller sportif à Khadamat al-Nuseirat. « Les filles sont passionnées par le jeu et depuis qu’elles ont gagné le tournoi ici, elles sont avides de participer au championnat de Cisjordanie. Mais à cause du blocus imposé par l’occupation cela est impossible. »

Haroun nous explique que, malgré les difficultés, Khadamat al-Nuseirat espère développer le sport féminin avec des projets d’équipes de tennis et de volleyball. Et Suha Abu Dalal, la coach de l’équipe de filles, nous dit que tout ça concerne bien plus que le sport.

« Les filles adorent le foot » explique Abu Dalal. « Mais jouer, ici dans le camp de Nuseirat, avec toutes les difficultés financières que nous rencontrons, est aussi un message au reste du camp que la volonté peut dépasser tous les problèmes. »

Amjad Ayman Yaghi est un journaliste basé à Gaza.

Traduction: Lauriane G. pour l’Agence Média Palestine

Source: Electronic Intifada

23 janvier 2018

Légende et colonialisme : le roi David n’a pas existé, mais il est interdit de le dire – [UJFP]

Source : Légende et colonialisme : le roi David n’a pas existé, mais il est interdit de le dire – [UJFP]

dimanche 21 janvier 2018 par Pierre Stambul

Par Pierre Stambul. Publié dans le numéro de janvier 2018 du mensuel CQFD.

Les fondateurs du sionisme n’étaient pas religieux. Herzl était agnostique et Ben Gourion était athée, considérant les rabbins comme des arriérés.
Mais ces braves gens ont utilisé la Bible comme un livre de conquête coloniale, croyant ou feignant de croire à l’historicité de la Bible.
« Dieu n’existe pas, mais il a donné cette terre au peuple juif » auraient-ils pu dire.

L’histoire est têtue

Aujourd’hui, les archéologues et les historiens sont arrivés à un consensus. L’épisode d’Abraham est légendaire. Les Hébreux ne sont pas arrivés de Mésopotamie, il n’y a pas la moindre trace d’un tel déplacement.
Les Hébreux ne sont ni rentrés ni sortis d’Égypte. Moïse et son berceau sur le Nil ou Joseph « ministre du pharaon », c’est une légende. Le Sinaï était alors une province égyptienne truffée de garnisons et le passage d’un peuple dans cette région aurait forcément laissé des traces. Or la première preuve historique de l’existence d’un peuple « d’Israël » est postérieure : c’est la stèle du pharaon Mérenptah (1207 av JC) qui parle d’un peuple vassal.

La conquête sanglante de Canaan par Josué n’a pas eu lieu. Les trompettes n’ont pas sonné à Jéricho. Les Hébreux sont un peuple autochtone et ils ne se sont pas conquis eux-mêmes. Dommage pour les colons qui affirment que « Dieu a donné cette terre au peuple juif » et qui veulent imiter contre les Palestiniens le nettoyage ethnique sanglant de Josué contre les « peuples impies ».

Le royaume unifié de David et Salomon n’a probablement jamais existé. À l’époque présumée de David et Salomon, Jérusalem était un petit village de l’âge de fer. Tant pis pour le « grand temple de Salomon » dont les collégiens de ma génération devaient apprendre le plan par cœur. Et tant pis pour la reine de Saba qui nous a fait rêver. Il y a bien une stèle postérieure de quelques siècles qui parle d’un roi David mais ce n’est pas celui de la Bible. Si celui-ci a existé, il avait un troupeau un peu plus grand que ceux des autres bergers. Les deux royaumes d’Israël (détruit par les Assyriens) et de Judée (détruit par les Babyloniens) ont une existence historique avérée. Avant, on est dans la légende.

Ces faits sont connus depuis longtemps. Dans « La Bible dévoilée » (2001), deux Israéliens (l’archéologue Israël Finkelstein et l’historien et archéologue Neil Asher Silberman) racontent l’évolution du savoir. Depuis, Shlomo Sand ou l’archéologue français Jean-Baptiste Humbert ont confirmé, voire amplifié le caractère légendaire du récit biblique. La Bible a largement été écrite pendant l’exil des Juifs à Babylone au VIe siècle avant JC.

Une tentative pitoyable

Pour les autorités israéliennes, ce savoir historique fait désordre. Nétanyahou est souvent affublé par ses partisans du sobriquet de « roi d’Israël » ressuscitant le prétendu royaume unifié de l’Antiquité. Les principaux rites et les principales fêtes juives sont liés à l’épisode égyptien et à l’esclavage dont les Juifs se seraient libérés. Et le roi David est censé avoir combattu les Philistins qui ont donné leur nom à la Palestine. La référence à l’ennemi héréditaire est un enjeu.

Du coup, les autorités israéliennes ont multiplié les fouilles pour prouver que les archéologues s’étaient trompés. Hélas, l’histoire est têtue. Tout ce qu’on avait attribué à Salomon et David est soit antérieur (les ruines de Megiddo), soit postérieur (les ruines d’Hatzor), soit n’a rien à voir avec les rois légendaires (les mines dites « du roi Salomon » sont clairement égyptiennes). Quant aux fouilles menées à coup de tunnels sous l’esplanade des mosquées au risque de provoquer une révolte généralisée, elles n’ont rien donné.

Grande histoire et petite histoire

Dans les universités israéliennes, il y a deux départements d’histoire. Il y a l’histoire classique, celle qui produit des articles et des thèses. Dans ce département, un étudiant qui voudrait faire une thèse sur l’historicité de David et Salomon serait traité comme un charlatan, un peu comme un étudiant français qui voudrait faire une thèse sur le créationnisme.

Mais il y a aussi un département « d’histoire juive ». C’est ce département qui fabrique les programmes et qui définit le « roman national » sioniste. Dans ce département, le récit biblique est sacré. Parfois, il faut même broder autour de ce récit. Les autorités israéliennes ont donc décidé que le roi David avait vécu à Silwan.

Nettoyage ethnique biblique

Silwan, c’est un des quartiers qui a été incorporé dans Jérusalem Est, en contrebas de la vieille ville. Il y a 50 000 habitants. Depuis des années, les colons envahissent ce quartier, réquisitionnant des maisons et expulsant les habitants. Le gouvernement israélien travaille avec l’association de colons « Ateret Cohanim » pour faciliter le nettoyage ethnique en cours.
Il y a une tente de la solidarité au centre du quartier. Les habitants s’organisent, racontent les incursions des colons et de l’armée. Les écoliers disent que, quand ils rentrent de l’école, ils ne sont pas sûrs que leur maison ne soit pas occupée. Il y a déjà 2800 colons installés dans le quartier.

« Justification » des autorités coloniales : elles construisent à Silwan le musée du roi David, la maison du roi David et surtout le Parc du roi David. C’est connu, ce brave roi était un précurseur de l’écologie.

Comme la vieille ville de Jérusalem est appelée par les Israéliens « cité du roi David », comme il y a déjà un « parc national » du roi David, comme on peut bien sûr visiter le « tombeau du roi David » sur le mont Sion à Jérusalem Est, le tour est joué. Les autochtones n’ont plus qu’à déménager.

Pierre Stambul

23 janvier 2018

Il faut « exiger la fin des pratiques de détentions qui constituent une violation des droits des enfants » en Israël

Source : Il faut « exiger la fin des pratiques de détentions qui constituent une violation des droits des enfants » en Israël

À la suite de l’affaire Ahed Tamimi, un collectif de signataires, parmi lesquels le médecin Rony Brauman et la socio-anthropologue Nicole Lapierre, appelle le président Macron dans une tribune au « Monde » à agir pour inciter Israël à mettre fin à un système où des centaines d’enfants sont condamnés par des tribunaux militaires.

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par Collectif

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i« 85 % des enfants palestiniens arrêtés ont les yeux bandés et 95 % sont menottés » (Photo: Ahed Tamimi, la deuxième en partant de la droite, le 15 janvier).

Tribune. Nous sollicitons le soutien du président de la République et son intervention pour l’arrêt de la détention d’enfants palestiniens dans les prisons israéliennes. Nous voulons en particulier attirer son attention sur le cas de Ahed Tamimi poursuivie par le gouvernement israélien : le 15 décembre dernier Mohamed Tamimi 15 ans est atteint à la tête par une balle de métal recouverte de caoutchouc tirée à courte de distance par des soldats de l’armée d’occupation israélienne. Le jeune garçon était dans un état critique et sa cousine Ahed Tamimi, âgée de 16 ans, était visiblement bouleversée par l’annonce de son état et la gravité de ses blessures

Ces mêmes soldats ont approché une heure plus tard la maison familiale, et Ahed les a frappés en leur criant de partir. Ce moment filmé par sa mère et diffusé sur les réseaux sociaux montre le courage d’une adolescente affrontant à mains nues deux soldats lourdement armés.

Le 19 décembre 2017, Ahed Tamimi est enlevée chez elle en pleine nuit par l’armée puis traduite devant un tribunal militaire. Les douze motifs d’inculpation retenus contre elle lui font courir le risque de 12 ans de prison. Les tribunaux militaires israéliens ne traitent que des cas de prisonniers palestiniens avec un taux de condamnation de 99,74 %. Ainsi, l’avenir de Ahed Tamimi paraît sombre sans notre intervention.

Certains âgés de 12 ansNous lui demandons d’apporter urgemment son soutien à la libération immédiate de Ahed Tamimi et à la levée de toutes les charges retenues contre elle.

Le cas de Ahed Tamimi n’est pas isolé. Selon l’association Defense of Children International-Palestine, Israël poursuit chaque année de 500 à 700 enfants devant des tribunaux militaires, certains âgés de 12 ans, et détient en prison une moyenne de 200 enfants en toute période.

Selon les enquêtes des agences des Nations unies, dont l’Unicef, Human Right Watch, B’tselem, Amnesty International, and Defense…

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Il faut « exiger la fin des pratiques de détentions qui constituent une violation des droits des enfants » en Israël

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16 janvier 2018

Israël : il faut libérer la jeune militante palestinienne Ahed Tamimi – Amnesty International France

Source : Israël : il faut libérer la jeune militante palestinienne Ahed Tamimi – Amnesty International France

ISRAËL : L’HISTOIRE AHED TAMIMI

Publié le 15.01.2018.
Cette militante palestinienne âgée de 16 ans, encourt jusqu’à 10 ans de prison en raison d’une altercation avec des soldats israéliens en Cisjordanie occupée.

Elle est accusée de coups et blessures et de 11 autres chefs d’inculpation, après qu’une vidéo dans laquelle on la voit bousculer, gifler et frapper du pied deux soldats israéliens dans son village natal de Nabi Saleh, le 15 décembre, a fait le buzz sur Facebook.

Ahed Tamimi a été arrêtée le 19 décembre en même temps que sa mère, Nariman Tamimi, et sa cousine Nour Tamimi, après que Nariman, militante bien connue elle aussi, a publié la vidéo en ligne.

FACE À DES SOLDATS ARMÉS DE FUSILS D’ASSAUT

Ahed s’est opposée aux soldats lors d’une manifestation organisée à Nabi Saleh contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Lire aussi : Jérusalem, une reconnaissance irresponsable et dangereuse des États-Unis

Le même jour, le cousin d’Ahed, Mohammad Tamimi, 15 ans, a été touché à la tête à bout portant par une balle en caoutchouc tirée par un soldat israélien. Sa famille nous a confié qu’il avait dû être opéré et qu’il avait fallu lui ôter la partie gauche du crâne.

La vidéo montre que les soldats, qui avaient pris position le long du mur de la cour de la maison familiale et étaient armés de fusils d’assaut, ont facilement repoussé les gifles et les coups de pied d’Ahed.

Cependant, ces images ont indigné de nombreux Israéliens, le ministre de l’Éducation Naftali Bennett déclarant sur Army Radio (la radio de l’armée) que les trois femmes « devraient finir leur vie en prison ».

Quatre jours après ces événements, Ahed et Nariman, 42 ans, ont été arrêtées par des soldats israéliens lors d’un raid nocturne à leur domicile. Nour, 21 ans, a été arrêtée le lendemain, mais a depuis été libérée sous caution.

Cessons le soutien aux colonies israéliennes : signez la pétition

CE QU’ELLE A FAIT NE JUSTIFIE PAS LE MAINTIEN EN DÉTENTION

Rien de ce qu’Ahed Tamimi a fait ne saurait justifier le maintien en détention de cette adolescente de 16 ans.

Ahed est désormais accusée de 12 chefs d’inculpation au total, y compris de provocation sur les réseaux sociaux et d’infractions liées à cinq autres altercations avec des soldats israéliens auxquelles elle aurait pris part au cours des deux dernières années.

L’arrestation et le procès militaire d’Ahed Tamimi témoignent du traitement discriminatoire qu’infligent les autorités israéliennes aux mineurs palestiniens qui osent défier la répression, souvent brutale, menée par les forces occupantes.

Selon son avocat, Ahed a subi plusieurs sessions d’interrogatoire longues et agressives, parfois durant la nuit, et les personnes qui l’ont interrogée ont menacé des membres de sa famille.

Selon sa famille, Ahed a aussi enduré plusieurs transferts physiquement épuisants de la prison au tribunal en compagnie d’autres détenus mineurs, sans avoir accès à des toilettes.

Cette semaine également, le père d’Ahed, Bassem Tamimi – ancien prisonnier d’opinion adopté par Amnesty International – s’est vu interdire tout déplacement à l’étranger. Les autorités israéliennes ont menacé 20 autres membres de la famille Tamimi, affirmant qu’ils pourraient se voir interdire de résider à Nabi Saleh.

Découvrir le DOSSIER : Israël – Palestine : 50 ans

LES DROITS DE L’ENFANT BAFOUÉS

La Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant, à laquelle Israël est partie, dispose que l’arrestation, la détention ou l’incarcération d’un enfant doit n’être qu’une mesure de dernier ressort, et être d’une durée aussi brève que possible.

Israël bafoue effrontément les obligations qui lui incombent au titre du droit international s’agissant de protéger les mineurs de sanctions pénales trop sévères.

L’armée israélienne poursuit des centaines de mineurs palestiniens devant des tribunaux militaires pour mineurs chaque année. Bien souvent, ils sont arrêtés lors de raids nocturnes et systématiquement soumis à des mauvais traitements : ils ont les yeux bandés, sont menacés, subissent des interrogatoires poussés sans la présence de leurs avocats ni de leurs familles, sont placés à l’isolement et subissent parfois des violences physiques. On compte actuellement environ 350 mineurs palestiniens dans les prisons et les centres de détention israéliens, selon des organisations locales de défense des droits humains.

Selon Defense for Children Palestine (DCI), entre 500 et 700 mineurs palestiniens de Cisjordanie occupée sont poursuivis chaque année devant les tribunaux militaires israéliens pour mineurs au titre des ordonnances militaires israéliennes.

 

14 janvier 2018

Voici les enfants qu’Israël a tués en 2017 | COMITE BDS FRANCE 34

Source : Voici les enfants qu’Israël a tués en 2017 | COMITE BDS FRANCE 34

 

Voici les enfants qu’Israël a tués en 2017

Maureen Clare Murphy  10 Janvier 2018

https://electronicintifada.net/blogs/maureen-clare-murphy/these-are-palestinian-children-israel-killed-2017?utm_source=EI+readers&utm_campaign=b609b3508b-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_e802a7602d-b609b3508b-299171081

 

Voici les enfants qu’Israël a tués en 2017.

Quatorze filles et garçons palestinien.ne.s ayant moins de 18 ans ont été tués par les forces d’occupation israéliennes en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza pendant l’année.

Ils étaient 21 de moins qu’en 2016, qui fut l’année la plus meurtrière pour les enfants palestiniens en Cisjordanie occupée cette décennie. En plus des 14 tués pendant l’année 2017, un enfant mourut de blessures causées par un tir de drone des années plus tôt.

Un autre enfant fut tué par une mine israélienne alors qu’il gardait son troupeau. Un bébé qui vivait dans un abri temporaire, sa famille s’étant retrouvée sans abri à cause des bombardements israéliens, mourut à cause du froid.

Dess enfants palestiniennes moururent aussi parce qu’ils ne parvinrent pas à obtenir de permis de sortir de Gaza par le check-point d’Erez, contrôlé par Israël, pour des traitements médicaux indisponibles dans la Bande de Gaza assiégée.

Les médecins des urgences furent dans l’incapacité de réanimer une enfant de 9 ans gravement malade en Cisjordanie après que des soldats israéliens refusèrent de laisser passer sa famille à un check-point ; un trajet qui prend normalement 15 minutes prit 90 minutes à sa famille qui dû faire un détour et passer un autre check-point.

Aucun enfant israélien ne fut tué par des Palestiniens cette année. Une femme israélienne blessée par une bombe à un arrêt de bus en 2011, alors qu’elle avait 14 ans, et qui n’avait jamais reprit conscience, mourut de ses blessures en 2017.

Qusay al-Amour, 17 ans

Qusay al-Amour (via DCIP)

Qusay al-Amour fut tué par balle par des soldats lors de confrontations entre les forces israéliennes et des jeunes palestiniens dans la commune de Tuqu, près de la ville de Bethléem, en Cisjordanie, le 16 Janvier.

Un témoin oculaire déclara à l’association palestinienne pour les droits humains, Al-Haq, que Qusay, qui portait un masque, était assis parterre. Lorsqu’il se releva, on lui tira dessus.

Les instants après son exécution furent filmés par le journaliste Hisham Abu Shakra.

La vidéo montre des soldats tirant sur un Palestinien qui essaye de venir en aider à Qusay, étendu inanimé au sol, avant que plusieurs soldats ne courent chercher le jeune blessé.

Selon Al-Haq, “un des soldats mit son genou sur la gorge de Qusay, tout en essayant de le menotter mais il ne réussit pas à faire passer la main gauche de Qusay dans son dos”.

Les soldats portèrent ensuite Qusay par ses mains et ses pieds, alors que sa tête non maintenue tapa le sol à maintes reprises, jusqu’à une jeep de l’armée à une distance d’une dizaine de mètres de là où il a été abattu.

Un médecin de l’hôpital de Beit Jala annonça que Qusay a été tué par trois balles, dans la cuisse, l’estomac et la poitrine.

“Qusay ne représentait pas une menace directe à la vie des soldats, par conséquent il a été tué illégalement,” déclara Al-Haq.

Murad Yousif Abu Ghazi, 17 ans

Murad Abu Ghazi (DCIP)

Murad Yousif Abu Ghazi fut tué par balles par les forces israéliennes lors de confrontations dans le camp de réfugiés d’Arroub, dans le Sud de la Cisjordanie le 17 Mars.

Les soldats israéliens tirèrent à balles réelles sur un groupe d’adolescents accusés d’avoir lancé des cocktails Molotov sur la tour militaire à l’extérieur du camp.

“Selon un examen préliminaire du médecin légiste, menée sous l’observation du procureur général, Murad fut touché par une balle réelle qui entra par le bas de son épaule gauche,” selon Defense for Children International-Palestine.

‘La balle toucha directement son cœur avant de ressortir de sa poitrine. Ceci causa la mort de Murad, probablement quelques minutes après, selon le médecin légiste.”

Un autre jeune, Saif Awlad Issa, 16 ans, fut blessé par une ballé réelle à la poitrine mais il survécu.

“Les dispositifs militaires comme les check-points et les miradors en Cisjordanie et la ‘zone tampon’ lourdement surveillée le long de la frontière de Gaza sont des lieux d’affrontements fréquents, qui représentent pour les enfants qui vivent ou passent souvent près de ces zones d’importants risques d’être blessé, tué ou arrêté,” a déclaré Defense for Children International-Palestine après le meurtre de Murad.

Murad avait perdu son ami et camarade de classe, Omar Madi Jawabreh, l’année précédente. Il avait été tué par des soldats israéliens, une balle dans la poitrine, alors qu’il avait 15 ans.

“Le martyre d’Omar affecta Murad profondément, ça l’a changé,” explique Zeina, la mère de Murad à Electronic Intifada. “Il allait sur la tombe de Murad tous les jours et il portait son collier. Il avait la photo d’Omar dans sa poche et rendait souvent visite à sa mère ; il était comme un fils pour elle.”

La famille de Murad est, à l’origine, de Beit Jibrin, une ville palestinienne qui subit un nettoyage ethnique par les milices sionistes en 1948, et qui se situe en, ce qu’on appelle aujourd’hui, Israël.

Arroub est l’un des camps de Cisjordanie les plus souvent envahis par l’armée, selon l’UNRWA, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens.

Tout le camp participa aux funérailles de Murad, explique Ahmad à The Electronic Intifada.

“Hommes, femmes et enfants. Tout le monde ici aimait Murad. Je garderais toujours la tête haute car il était mon ami.”

Yousif Shaaban Abu Athra, 15 ans

Yousif Abu Athra (via DCIP)

Yousif Abu Athra a été tué par un tir de tank lorsque lui et deux amis majeurs s’approchèrent de la clôture le long de la ligne de démarcation entre Gaza et Israël la nuit du 21 Mars.

Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré à la presse que les trois jeunes se comportaient de manière suspecte, comme s’ils essayaient de planter un objet explosif, sans donner de plus amples détails.

Le père de l’adolescent expliqua à Defense for Children International-Palestine que “le corps de son fils était criblé d’éclats d’obus, et comportait des blessures à la tête.”

La Société du Croissant Rouge palestinien expliqua à l’association des droits humains que Yousif était déjà mort quand les ambulanciers réussirent à l’atteindre.

Muhammad Waheed Atallah al-Ekir, 25 ans, fut sérieusement blessé par des éclats d’obus à la poitrine et à l’abdomen lors du même incident.

L’armée tire fréquemment sur les Palestiniens qui pénètrent dans ce qu’on appelle la zone tampon le long de la limite entre Gaza et Israël.

Cette zone interdite est censée s’étendre sur 300 mètres à l’intérieur du territoire de Gaza, par l’Est et par le Nord, mais les associations de droits humains disent que la zone peut s’étendre jusque sur 1500 mètres.

Muhammad Khatab, 17 ans et Jassim Nakhla, 16 ans

Muhamad Khattab (via DCIP)

Muhmmad Khattab a été tué lorsque les forces israéliennes tirèrent sur la voiture qu’il conduisait près de la colonie de Beit El, au Nord de la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 23 Mars.

Trois autres enfants furent blessés et laissés d’en un état critique lors de l’incident. L’un d’entre eux, Jassim Nakhla, mourut de ses blessures le 10 Avril, deux jours après son 16ème anniversaire, selon Defense for Children International-Palestine.

Un porte-parole de l’armée israélienne déclara à la presse que les jeunes avaient lancé des bombes en direction d’un stand de restauration près de la colonie adjacente au camp de réfugiés de Jalazone, d’où venaient les garçons.

Un témoin dit à l’association des droits humains que les soldats tirèrent sur Muhammad quand il sortit de sa voiture en panne pour la pousser.

Lorsque les soldats commencèrent à tirer, “Muhammad rentra dans sa voiture pour tenter de s’échapper, mais la voiture ne démarra pas, selon la source de DCIP. Le témoin expliqua que les soldats israéliens approchèrent ensuite de la voiture et tirèrent sur les quatre enfants… alors qu’ils étaient dans la voiture.”

Muhammad, reçu deux balles dans le torse, et fut déclaré mort à son arrivée à l’hôpital.

Jassim Nakhla (via DCIP)

Le directeur des urgences du Complexe Médical de Palestine expliqua à Defense for Children International-Palestine que Jassim “avait été blessé à balles réelles, à la tête, à la poitrine et au pied droit.”

L’assassinat des adolescents perça la bulle de la ville voisine, Ramallah, le siège de l’Autorité Palestinienne, soutenue par l’Ouest, selon Jalal Abukhater, collaborateur de The Electronic Intifada.

“Des manifestants en colère prirent les rues de Ramallah après la mort de Muhammad, scandant et criant, espérant que quelqu’un écouterait,” écrivit-il à l’époque.

“Plusieurs groupes de jeunes parcoururent la ville pour demander aux restaurants et aux cafés de Ramallah de fermer en signe de deuil.”

Defense for Children International-Palestine demanda qu’une enquête soit ouverte sur l’attaque meurtrière.

Mais comme l’explique Abukhater, la souffrance des familles endeuillées “est exacerbée par le fait de savoir que la justice ne sera jamais rendue tant que l’occupation israélienne continuera d’exister.”

Defense for Children International-Palestine rapporta à The Electronic Intifada que l’un des deux garçons qui survécurent à l’attaque a maintenant la partie inférieure de son corps paralysée et est en fauteuil roulant. Il reçoit un traitement dans un hôpital en Israël et apprend à vivre avec ses blessures.

L’autre garçon ne tient pas bien en équilibre debout et ne peut pas se servir de sa main gauche à cause de dommages nerveux dus à ses blessures. Il fait de la rééducation dans un centre à Ramallah.

Ahmad Ghazal, 17 ans

Le meurtre d’Ahmad Ghazal le 1 Avril par la police israélienne des frontières s’apparenterait à un assassinat extrajudiciaire, selon Defense for Children International-Palestine.

Ahmad, du Nord de la Cisjordanie, avait poignardé et blessé deux hommes juifs dans la vieille ville de Jérusalem, leur causant des blessures bénignes. Après s’être enfuit dans un immeuble voisin, il fut poursuivit par les forces israéliennes qui tirèrent sur l’adolescent.

Une vidéo de la scène montre des hommes de la police des frontières courant dans une ruelle de la vieille ville, dépassant un homme ayant du sang à l’arrière de sa chemise, avant que plus d’une douzaine de coups de feu ne retentisse.

Une autre vidéo montre des murs troués par les balles qui tuèrent Ahmad.

“Les forces israéliennes empêchèrent les ambulances et le personnel médical d’entrer dans l’immeuble pendant plusieurs heures, déclara le témoin,” ajouta Defense for Children International-Palestine. “Après ça, le témoin vit la police des frontières trainer le corps de l’adolescent à l’extérieur de l’immeuble et le placer dans un sac noir.”

Ahmad avait posté une photo de lui se tenant devant le Dôme du Rocher de Jérusalem peu de temps avant d’être tué :

ahmad

Fatima Hjeiji, 16 ans

Fatima Hjeiji (via DCIP)

Fatima Hjeiji, de la commune de Qarawat Bani Zeid, au centre de la Cisjordanie, fut abattue par la police des frontières israélienne près de la porte de Damas de la vieille ville de Jérusalem, le 7 Mai.

La police israélienne affirme que la jeune fille tentait d’attaquer la police des frontières quand elle fut abattue.

Des associations pour les droits humains déclarent que Fatima ne présentait pas un danger méritant l’usage de la force létale contre elle.

Selon l’association israéliennes de droits humains, B’Tselem, Fatima s’approcha d’une barrière métallique de la police et brandit un couteau vers un groupe de la police israélienne et de la police paramilitaire des frontières de l’autre côté de la barrière.

“Puis les agents l’abattirent,” explique B’Tselem.

Un témoin raconta à Defense for Children International-Palestine que les forces israéliennes lui crièrent “lâche le couteau !” en hébreu, deux fois.

“Le témoin expliqua que l’adolescente leva le couteau dans les airs et s’immobilisa. Quelques secondes plus tard, elle avait été abattue, selon la source de DCIP.”

L’association des droits humains explique que la jeune fille a été tuée dans “des circonstances méritant une enquête impartiale.”

Fatima Taqatqa, 15 ans

Fatima Taqatqa

Fatima Taqatqa, de la commune de Beit Fajjar près de la ville de Bethléem, en Cisjordanie, fut abattue par les forces israéliennes après qu’elle ait foncé avec sa voiture dans un groupe de soldats au carrefour de Gush Etzion près de la colonie du même nom, le 15 Mars.

Israël accuse Fatima d’avoir tenter de mener une attaque à la voiture bélier lorsqu’elle fut tuée. Aucun Israélien ne fut blessé lors de l’incident.

Fatima succomba à ses blessures plus de deux mois après.

La vidéo d’une caméra de sécurité montre la voiture de Fatima traversant à grande vitesse un terre-plein central et s’écrasant dans une barrière, derrière laquelle se trouvent des soldats.

Plus d’une douzaine de Palestiniens et trois Israéliens ont été tués au carrefour de Gush Etzion depuis Octobre 2015, selon Ma’an News Agency.

Raed Ahmad Radayda, 15 ans

Raed Radaya (via DCIP)

Raed Ahmad Radayda est mort après que des soldats israéliens lui aient tiré dessus alors qu’il aurait tenté de poignarder l’un d’entre eux, au check-point du Container près de la commune de l’adolescent, al-Ubeidiya, dans la région de Bethléem, en Cisjordanie, le 22 Mai.

Raed resta à se vider de son sang pendant environ 40 minutes, a rapporté la presse, les soldats empêchant les médecins palestiniens d’accéder au corps.

Le père de Raed expliqua à Defense for Children International-Palestine qu’ “il n’a pas été prévenu que son fils avait été tué jusqu’à ce qu’il appelle la police palestinienne près de sept heures après la mort du garçon de 15 ans.”

Israël garda le corps du garçon jusqu’au 26 Mai. Une autopsie eu lieu le jour d’après.

“Bien que l’autopsie complète n’a pas encore été remise à DCIP, la famille a déclaré que Raed avait des blessures apparentes à la tête, à la poitrine et aux pieds,” déclaral’association peu de temps après la mort de Raed.

Un porte-parole de la police israélienne déclara à la presse que Raed s’était approché des soldats avec un couteau à la main, et qu’“après une courte dispute, un soldat israélien fut en mesure d’ouvrir le feu sur le suspect qui fut neutralisé et le couteau en sa possession fut saisi.”

Aucun soldat israélien ne fut blessé.

Nouf Infayat, 14 ans

Nouf Infayat (via DCIP)

Nouf Infayat fut grièvement blessé par balles après qu’elle aurait poignardé et légèrement blessé un soldat israélien à l’extérieur de la colonie Mevo Dotan au Nord de la Cisjordanie, le 1er Juin. Elle succomba à ses blessures le jour suivant.

Une vidéo de la scène montre Nouf étendue au sol, gémissant de douleur tandis que les Israéliens, au moins l’un d’entre eux armé, se tiennent autour d’elle, l’insultant et lui souhaitant la mort.

Defense for Children International-Palestine expliqua qu’on tira six fois sur Nouf, du village de Yabad, au cou, à la main et à la cuisse.

“Des agences locales d’information rapportèrent qu’on laissa Nouf se vider de son sang sur la route pendant près d’une heure, avant qu’une ambulance n’arrive,” ajouta l’association.

“Nous sommes profondément préoccupés par la vidéo de l’incident qui indique un délai important avant que l’enfant blessée ne reçoive des soins médicaux,” déclara Ayed Abu Eqtaish,  directeur à Defense for Children International-Palestine.

Les forces israéliennes ont échoué à fournir des soins médicaux ou ont empêché les médecins palestiniens d’accéder à des personnes grièvement blessées dans de nombreux cas où des soldats ont abattu des agresseurs prétendus ou avérés.

Amnesty International a déclaré que le manquement à fournir les premiers soins à des personnes blessées “va à l’encontre de l’interdiction de la torture et de tout autre châtiment cruel, inhumain et dégradant.”

Aws Muhammad Yousif Salameh, 16 ans

 

Aws Salameh (via DCIP)

Aws Salameh reçu une balle dans l’estomac quand des soldats israéliens prirent en embuscade des jeunes qui lançaient des pierres lors d’une rafle sur le camp de réfugiés de Jenin tôt le matin du 12 Juillet. Un habitant majeur du camp, Saed Salah, 21 ans, fut également tué.

Saed et un groupe d’une cinquantaine de jeunes couraient après deux jeeps militaires lorsque tout à coup les véhicules freinèrent.

Saed, qui conduisait une moto, s’arrêta aussi.

“Je pense que le fait que les jeeps se soient arrêtées d’un coup prit Saed par surprise… et il essaya de s’arrêter. A ce moment là, j’ai vu un soldat lui tirer dessus,” déclara un jeune de 19 ans à B’Tselem.

“Les soldats tirèrent ensuite en direction d’Aws Salameh, qui se trouvait à l’avant des gars qui couraient après les jeeps. Je l’ai vu tomber,” ajouta le témoin.

Un autre témoin expliqua à B’Tselem que les jeeps de l’armée s’arrêtèrent près d’une maison où des soldats occupaient le toit. Le témoin de 16 ans raconte qu’il a vu les soldats sur le toit tirer sur Saed et Aws.

B’Tselem déclara qu’ “Après que [Saed] Salah se soit fait tirer dessus, des soldats se tinrent autour de lui pendant au moins dix minutes sans lui apporter de soin médical.”

L’association des droits explique que Saed et Aws “ne représentaient pas une menace pour la vie des soldats ” lorsque la force létale fut utilisée contre eux.

Ce n’est pas la première fois que des balles mortelles sont tirées sans justification lors de rafles de l’armée.

“Le fait que personne ne soit tenu pour responsable pour les cas précédents, y compris les commandants qui donnèrent l’ordre de l’embuscade, est ce qui permet à cette pratique illégale de continuer,” selon B’Tselem.

Le père d’Aws expliqua à Defense for Children International-Palestine que son fils fut touché par une balle “dum-dum” qui “traversa son foie, ses poumons et sa rate.”

L’association déclara que “l’usage des balles dumdum et à fragmentation est une violation du droit humanitaire international et représente un crime de guerre selon le Statut de Rome de la Court Pénale Internationale.”

Muhammad Khalaf Mahmoud Khalaf Lafi, 17 ans

 

Muhammad Khalaf Mahmoud Khalaf Lafi (via DCIP)

Muhammad Lafi fut tué par balle à la poitrine lors de confrontations entre des manifestants palestiniens et des soldats israéliens près d’une base militaire dans la ville d’Abu Dis, en Cisjordanie, près de Jérusalem, le 21 Juillet.

Quelques heures avant que Muhammad ne soit tué, Muhammad Mahmoud Sharaf fut abattu lors de confrontations dans le quartier de Ras al-Amoud à Jérusalem Est.

Muhammad Sharaf mourut une semaine après son 18ème anniversaire, selon Defense for Children International-Palestine.

Un jeune de 20 ans, Muhammad Abu Ghanam, fut aussi mortellement blessé par les forces israéliennes à Jérusalem le même jour.

Les trois jeunes furent tués alors que des milliers de Palestiniens manifestaient à travers la Cisjordanie et la Bande de Gaza contre les nouvelles mesures israéliennes enfreignant l’accès des fidèles Palestiniens à la mosquée d’al-Aqsa à Jérusalem Est.

Trois Israéliens furent poignardés à mort par un Palestinien dans une colonie de Cisjordanie plus tard la même nuit.

Abd al-Rahman Abu Hamisa, 16 ans

Abd al-Rahman Abu Hamisa (via DCIP)

Abd al-Rahman Abu Hamisa fut le sixième Palestinien à être tué lors des manifestations contre la fermeture de la mosquée d’al-Aqsa le 28 Juillet.

L’adolescent fut abattu par un soldat dans le centre de la Bande de Gaza lors d’une confrontation entre des jeunes et les forces d’occupation le long de la ligne de démarcation avec Israël.

Defense for Children International-Palestine déclara que le jeune Abu Hamisa se tenait à des dizaines de mètres des forces israéliennes, stationnées du côté israélien de la clôture de démarcation lorsque qu’il fut touché à l’épaule gauche.

Les soldats tirèrent à balles réelles sur plusieurs jeunes qui tentèrent de s’approcher de l’adolescent après qu’il ait été touché.

L’un de ceux qui ont été blessés, Muamin Khalidi, 23 ans, explique qu’il figurait parmi ceux qui sont venus en aide à Abd al-Rahman.

“J’ai attrapé Abd al-Rahman par les jambes et j’ai commencé à le trainer lorsque les soldats me tirèrent une balle dans la cuisse droite,” expliqua-t-il à B’Tselem.

“J’ai lâché ses jambes, titubé quelques mètres et me suis écroulé,” ajouta-t-il.

Abd al-Rahman et un autre manifestant qui s’est fait tiré dessus, Ismail Jaber, étaient étendus à côté de Muamin.

“Ismail essaya de se lever et les soldats lui tirèrent encore dessus, alors il retomba,” expliqua Muamin à B’Tselem.

Un porte-parole de l’armée affirma que les forces israéliennes avaient tiré sur des Palestiniens qui brulaient des pneus, lançaient des pierres aux soldats et endommageaient la clôture.

A l’intérieur de Gaza, les forces israéliennes sont habituellement séparées des Palestiniens par des clôtures et une grande distance et elles sont souvent dans des abris fortifiés, ce qui rend peu probable que des manifestants palestiniens puissent présenter un réel danger.

B’Tselem déclara qu’en Octobre 2015, Abd al-Rahman fut arrêté avec cinq autres jeunes quand il passa en Israël après une manifestation.

“A l’époque de l’arrestation et les trois jours suivants, les soldats maltraitèrent les six détenus, les maintenant attachés dehors et les frappant à répétition, les empêchant de dormir et brûlant même les mains et les pieds de l’un des mineurs avec des cigarettes,” selon B’Tselem.

Abd al-Rahman témoigna auprès de B’Tselem que pendant les trois jours de sa détention à la base militaire, “Ils nous ont tellement battus que nous avions mal partout.”

Le garçon fut déclaré coupable d’être entrer illégalement en Israël et condamné à quatre mois de prison. Les membres de sa famille ne furent pas autorisés à lui rendre visite pendant sa captivité.  .

La mère d’Abd al-Rahman expliqua à B’Tselem que “Le temps qu’il a passé dans la prison israélienne l’affecta profondément.” Il a finit sa troisième mais ne voulait pas continuer en seconde.

“Il était tout le temps à fleur de peau, il criait même quelques fois, et il ne voulait parler à personne,” raconte sa mère.

B’Tselem déclara que le meurtre d’Abd al-Rahman et de plusieurs autres manifestants le long de la ligne de démarcation de Gaza depuis Octobre 2015 “montre bien que l’armée israélienne a adopté la politique illégale de tirer sur les manifestants palestiniens ne représentant pas un danger.”

Et l’association d’ajouter : “Loin de le nier, l’armée décrit les faits par des annonces dans les médias, parlant de ‘tirer sur les principaux instigateurs’ et d’agir ‘pour empêcher que la clôture ne soit endommagée.’”

Qutaiba Ziad Zahran, 16 ans

Qutaiba Ziad Zahran (via Al-Haq)

Qutaiba Ziad Zahran fut abattu après avoir mené une attaque au couteau contre un soldat israélien au check-point de Zaatara au Nord de la Cisjordanie, le19 Août.

Les soldats continuèrent de tirer sur le garçon après qu’il soit tombé au sol.

Un témoin de la scène dit à l’association palestinienne pour les droits humains, Al-Haq, “J’ai au moins entendu cinq coups de feu après que [Qutaiba] fut au sol.”

L’adolescent mourut sur le coup, d’après Al-Haq.

Le père de Qutaiba, qui expliqua que le garçon était le plus jeune d’une fratrie de huit, apprit le meurtre de son fils par Facebook et la presse locale.

“Je n’ai reçu de communication officielle d’aucune entité de l’Autorité Palestinienne, m’annonçant l’assassinat de mon fils,” témoigna le père de Qutaiba à Al-Haq. “Les [forces d’occupation israéliennes] gardèrent le corps de mon fils ; je ne savais pas où il était détenu ou quand ils me le rendraient pour que nous l’enterrerions dans notre village, à Allar.”

Le jour suivant la mort de Qutaiba, des dizaines de soldats israéliens raflèrent la maison de sa famille. Ils fouillèrent la maison et interrogèrent les parents et l’entourage de Qutaiba. Le frère de trente ans de Qutaiba, Tareq, fut arrêté.

La famille en deuil ne fut pas en mesure d’enterrer Qutaiba avant le 9 Septembre.

Al-Haq déclara que “les suites de l’assassinat de Qutaiba, la rafle de la maison familiale, la détention du corps de Qutaiba, tout cela font partie de la politique et des pratiques de harcèlement et de sanction collective d’Israël.”

Traduction LG pour Media palestine

Maureen Clare

 

9 janvier 2018

BDS interdit d’entrée en Israël ! La liste noire du régime israélien d’apartheid n’arrêtera pas le développement de la Campagne BDS – BDS France

Source : BDS interdit d’entrée en Israël ! La liste noire du régime israélien d’apartheid n’arrêtera pas le développement de la Campagne BDS – BDS France

 

« D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez ». Gandhi 

image_printISRAËL PUBLIE UNE LISTE NOIRE DE 20 ORGANISATIONS NON ISRAÉLIENNES PARTICIPANT AU MOUVEMENT INTERNATIONAL BDS. LEURS MILITANTS SONT DÉSORMAIS INTERDITS D’ENTRÉE EN ISRAËL.« D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez ».

Dès le lancement de la campagne BDS par les Palestiniens en 2005, et surtout depuis que l’opinion publique internationale s’en est emparée en 2009, comme un moyen de lutte non violent et citoyen, Israël, « la seule démocratie de la région » cherche à interdire la campagne. La publication de cette liste noire suit de près la reconnaissance par Israël de son échec dans la lutte contre BDS.


Une fois de plus la réaction d’israël montre à quel point il il considère le mouvement BDS comme une “menace stratégique majeure” selon ses propres termes, et par là même nous conforte dans notre choix : développer et amplifier la campagne.

On sait pourtant que chercher à interdire un mouvement de libération conduit toujours à le renforcer, preuve que les stratèges israéliens n’ont pas d’argument sérieux contre la campagne BDS qu’ils accusent d’antisémitisme alors que BDS est un mouvement fondamentalement antiraciste qui demande la stricte application du droit international.

Restreignant l’accès à son territoire national aux personnes qui contestent sa politique, Israël interdit du même coup l’accès au territoire palestinien au très grand nombre de personnes, membres des organisations de la liste noire dont l’Association France Palestine Solidarité, les organisations européennes qui relaient l’appel du BNC (dont bien sûr La Campagne BDS France et les nombreuses organisations signataires), des organisations étasuniennes telle Jewish Voice for Peace… Nous constatons d’ailleurs avec satisfaction que pour la première fois dans son histoire, Israël marque une différence entre juif et sioniste. Différence que nous avons toujours faite pour notre part. Sachant qu’il y a de très nombreux sionistes non juifs et de nombreux juifs antisionistes.

L’établissement de telles listes noires par un pays prétendument démocratique a des antécédents de sinistre mémoire, comme par exemple celles établies par le régime sud-africain d’Apartheid, lors de la lutte de libération. Il ne paraît pas admissible que la France et les États de l’UE acceptent l’entrée sur leur territoire de criminels de guerre, et que l’État d’Israël puisse lui sans problème refuser l’entrée de militants des droits humains et de la solidarité internationale. Rappelons que des élus français se sont récemment vu refuser mi- novembre l’entrée  en Israël.

De telles mesures contre ses propres citoyens doit conduire l’État français à agir, en imposant la réciprocité des conditions d’accès aux deux territoires, en demandant à l’Union Européenne de suspendre immédiatement les Accords d’Associations conclus avec Israël. Seules des sanctions pourront mettre fin aujourd’hui à la dérive catastrophique de cet État : emprisonnements de mineurs, assassinats quotidiens impunis, vote sur la peine de mort en cours au Parlement..


Entièrement solidaires du peuple palestinien nous sommes plus que jamais déterminé.e.s à intensifier la campagne de Boycott Désinvestissement et Sanctions jusqu’à ce qu’Israël cesse ses violations du droit international !

Ces décisions scandaleuses du gouvernement israélien ne nous démobiliseront pas, et nous appelons tous les citoyens de conscience à rejoindre la campagne BDS.

 

La Campagne BDS France

campagnebdsfrance@yahoo.fr

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3 janvier 2018

Israel conducts arrests campaign against leading activists in Palestine ( Orléans Loiret Palestine est signataire de cet appel international )

Source : Israel conducts arrests campaign against leading activists in Palestine

 

Scales for Justice (S4J) has sent a joint urgent appeal to the UN High Commissioner for Human Rights, urging him to intervene in view of an escalating wave of arrests against prominent human rights defenders and activists in Palestine at the end of the year 2017.   

Background: Ever since the US President Donald Trump’s decision to declare Jerusalem the capital of Israel, Israeli forces have brutally cracked down all forms of popular resistance. About 15 Palestinians were killed, thousands wounded and at least 610 Palestinians arrested during protests, ambushes, and night raids.

At the end of 2017 Israeli forces have further conducted a targeted arrest campaign against leading activists of the Palestinian popular struggle. This wave of arrests is a blatant attack against the freedom of expression that demands an immediate intervention by the UN.

Escalation
The escalating wave of arrests began on Tuesday 19 December 2017, with 16-year old Ahed Tamimi from Nabi Saleh being arrested for a video of her slapping an Israeli soldier, after her 14-year-old cousin had been shot with a rubber bullet into his face. After the video went viral, a public witch-hunt began, and leading politicians demanded the highest possible punishment against her and her family.  Ahed’s detention was extended over and over again to find material from past incidents that occurred a year and a half ago and earlier, which until her current arrest had not been reported and for which she had not been arrested. There were no complaints or reports about them. On 1 January 2017 Ahed was indicted on 12 charges including aggravated assault and incitement. The next hearing regarding the prosecution’s request to keep her in detention will take place on Monday 8 January 2018. It is clear that Israel wants to set a warning example to others, rather than granting Ahed a fair trial in accordance with international law.

On Tuesday 19 December, Ahed’s mother, Nariman Tamimi, was arrested when she attempted to be present during her daughter’s interrogation. She was arrested upon arrival and ever since is held in HaSharon prison inside Israel, in a clear breach of the Fourth Geneva Convention. On 1 January 2017 Nariman was indicted of 5 charges including incitement and assault. The next hearing regarding the prosecution’s request to keep her in detention will take place on Monday 8 January 2018.  The trial against her must be seen as collective punishment against members of the Tamimi family with the aim to deter others from taking part in the popular struggle against the illegal occupation and confiscation of their lands.

Early Wednesday 20 December 2017, Ahed’s 21-year old cousin and student of journalism, Nour Tamimi, was arrested during a raid on her home on suspicion of being involved the incident on Friday, 15 December 2017. On Sunday, 31 December 2017 Nour was indicted with aggravated assault and interfering with soldiers. She is now in investigative detention for additional 100 days. It is clear that also in Nour’s case Israel is trying to set a warning example to deter others from taking part in the popular struggle, rather than granting her a fair trial.

On Wednesday, 27 December 2017, prominent human rights defender and head of the Popular Struggle Coordination Committee (PSCC), Munther Amira, was arrested during a protest against US President Donald Trump’s decision to declare Jerusalem the capital of Israel and demanding freedom for the Tamimi women. Video footage of his arrest makes clear that he is singled out during the protest for his prominent role in the popular resistance. Munther is accused of ‘participating in an illegal protests’ and stone throwing, although the video footage proves this accusation a lie. Munther Amira is still being held in Ofer prison. His detention has been extended until 3 January 2018.

On Thursday, 28 December 2017, prominent activist Manal Tamimi from Nabi Saleh, was arrested during a protest in front of Ofer military court demanding freedom for her family. Manal’s arrest was filmed by her husband, Bilal Tamimi. Manal is charged with participation in an illegal demonstration, obstructing the army’s work and assaulting a soldier. This is although a video footage of her arrest makes clear that she is directly targeted for her prominent role in the popular resistance. On Monday, 1 January 2018 it was decided to release her on Tuesday on bail of 2000 NIS, but the release has been delayed.

During the same protest, on Thursday, 28 December 2017, Israeli forces also arrested Jamil Barghouti, the head of the Palestinian Authority committee against the separation barrier and settlements, who replaced the deceased replaced Ziad Abu Ein. Ever since he has been held in Ofer military prison. He is accused of participating in illegal demonstrations, attacking soldiers and hindering the army from doing its work. He is still being held in detention although a judge ruled based on a video footage that there was no evidence he had broken the law and ordered his immediate release. Barghouti is clearly targeted for his prominent role in the popular Palestinian resistance movement. He states that the policemen singled him out in advance during the protest and were talking among themselves about wanting to arrest him.

On 31 December 2017, on his 58th birthday, Israeli forces also arrested prominent human rights defender and retired Major General Yousef Sharqawi from Bethlehem at a checkpoint east of Jerusalem. Eyewitnesses said that the Israeli forces arrested Al-Sharqawi when the vehicle was stopped by soldiers, and he was asked to show his ID card . He is currently held in Ofer and accused of incitement. His arrest must be seen in the context of reprisals against leading activists at the end of the year 2017. He was released on bail of 2000 NIS on 2 January 2018. 

Conclusion
The arrest campaign against leading faces of the popular struggle in Palestine at the end of 2017 is a blatant attack against the freedom of expression that demands an immediate response from the UN. The arrets campaign is clearly aimed at deterring public protests against US President Donald Trump’s decision to declare Jerusalem the capital of Israel and the illegal occupation and confiscation of Palestinian land by Israel and the international community cannot remain silent .

The undersigned therefore urged the High Commissioner to

•    Immediately remind Israel of its obligations under international law to protect the right to freedom of expression
•    Use all diplomatic means to demand from Israel to end its arrest campaign against leading human rights activists in Palestine
•    Issue a public statement demanding fair trials for the human rights activists in accordance with international law
•    Follow their cases closely and send observers to all trials and hearings

The appeal was signed by 

  1. Scales for Justice (S4J), Geneva, Switzerland
  2. Code Pink, women for peace, USA
  3. Youth Against Settlements (YAS), Palestine
  4. Albertville Jourdain Vallée Solidarité, France
  5. BDS Nederland, Netherlands
  6. Stichting Diensten en onderzoek centrum Palestina, Netherlands
  7. Vereniging Palestijnse Jongeren in Nederland, Netherlands
  8. The Rights Forum, Netherlands
  9. Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network
  10. Initiative for the Detainees’ Rights, Greece
  11. International Solidarity Movement (ISM), France
  12. AFPS GERS (32) – collective of 30 associations, France
  13. CAPJPO-Europalestine, France
  14. Association Belgo Palestinienne régionale de Liège, Belgium
  15. AMPP (Association Méruvienne Pour la Palestine), France
  16. Orléans Loiret Palestine, France
  17. Comité de vigilance pour la démocratie en Tunisie asbl, Belgium
  18. Mouvement Citoyen Palestine, Belgium
  19. Comité Verviers Palestin, Belgium
  20. Collectif 69 de soutien au peuple palestinien, France
  21. Boycott from Within, Israel
  22. ICAHD – Israeli Committee Against House Demolitions, Israel
  23. AFPS 59/62 (Nord/Pas de Calais), France
  24. Een Ander Joods Geluid, A Different Jewish Voice, Netherlands
  25. Staat van beleg, Netherlands